Grève nationale: voici la liste des transports Stib et TEC perturbés

À Bruxelles, seule une ligne de métro roule ce vendredi matin.

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Seule la ligne de métro 1 roulait vendredi matin en raison d’une action nationale menée en front commun syndical pour réclamer " de meilleurs salaires" . Les lignes de tram et bus sont également fortement perturbées, indiquait la Stib sur Twitter vers 06h30.

Les trams 3, 4, 7, 8, 9, 51, 82 et 92 circulent. Les autres lignes ne rouleront pas ce vendredi, tout comme les métros 2, 5 et 6, prévient la Société des transports intercommunaux de Bruxelles. Côté bus, les 12, 34, 53, 59, 65, 71, 87 (prolongé jusque Étangs Noirs), 88 et 95 assurent leur trajet. Les Bruxellois et Bruxelloises ne pourront en outre pas compter sur le service de bus nocturne Noctis ce vendredi.

TEC

En Wallonie, le réseau TEC est également perturbé suite à cette action syndicale ce matin. De nombreuses lignes de bus sont supprimées sur l’ensemble du réseau. Les perturbations sont à suivre sur la page Facebook des TEC en fonction des régions.

En revanche, la SNCB devrait opérer normalement. Plusieurs recyparcs devraient rester portes closes en Wallonie. Dans la capitale, ce sont les services de Bruxelles-Propreté qui risquent d’être perturbés et notamment les collectes de sac poubelle.

Plusieurs actions seront menées en Belgique ce vendredi, le front commun syndical voulant ainsi rappeler son opposition à la loi de 1996 qui encadre l’augmentation des salaires, accusée de " verrouiller " le pouvoir d’achat dans un contexte de très forte inflation.

" Carcan "

La loi de 1996 relative à la promotion de l’emploi et à la sauvegarde de la compétitivité, modifiée en 2017 sous le gouvernement Michel, encadre l’évolution des salaires dans le but de protéger la position concurrentielle des entreprises belges vis-à-vis des principaux pays voisins que sont la France, l’Allemagne et les Pays-Bas. Les syndicats veulent de longue date sa révision, estimant qu’elle est devenue un " carcan " trop rigide et ne permet plus de négocier des augmentations de salaire dignes de ce nom.

Du côté patronal, on répond que les entreprises font déjà face à des coûts énergétiques élevés et à un handicap salarial important. Alors que l’inflation atteint des niveaux qui n’avaient plus été vus depuis le début des années ’80, les salaires dans le secteur privé devraient augmenter de 13% sur la période 2022-2024, selon la Banque nationale de Belgique.

Là où les employeurs s’inquiètent d' "un coût supplémentaire de 20 milliards pour les entreprises belges" , les syndicats soulignent, eux, que l’indexation automatique permet tout juste, et avec un certain délai, de préserver le pouvoir d’achat des travailleurs belges face à l’inflation.

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