Seule la moitié de l’horeca reçoit un avis favorable de l’Afsca

49,7% de l'horeca contrôlé par l'Afsca a reçu un avis positif, voire encore bien moins à Bruxelles, ce qui ne rime pas toujours avec risque sanitaire.

Cuisine d'un restaurant à Anvers
Illustration de la cuisine d’un restaurant, à Anvers le 27 juin 2017 @BelgaImage

La moitié à peine des établissements horeca contrôlés chaque année par l’agence fédérale pour la sécurité de la chaîne alimentaire (Afsca) reçoit un avis d’inspection favorable, selon des chiffres fournis par le ministre David Clarinval en réponse à une question écrite du député Tom Van Grieken (VB).

Le plus souvent "des petits détails à remettre en ordre"

En 2019 et 2020, l’Afsca a respectivement mené 10.880 et 9.195 inspections dans des établissements horeca. La moitié à peine a reçu un résultat d’inspection favorable (44% en 2019 et 49,7% en 2020). L’analyse des chiffres montre des résultats semblables en Flandre et en Wallonie (autour de 52% d’avis favorables), contre 26% à Bruxelles. La proportion d’exploitants contrôlés ayant reçu un procès-verbal pour infractions graves était respectivement de 10% en Flandre, contre 9% en Wallonie et 28% à Bruxelles.

Interrogée mardi, la porte-parole de l’Afsca ne pouvait expliquer cette différence de résultats entre la capitale et les deux autres Régions. L’agence insiste toutefois sur le fait que les établissements horeca contrôlés n’ayant pas reçu d’avis favorable ne représentent pas pour autant un danger pour la santé. "Dans la grande majorité des cas, ce sont des petits détails qui sont à remettre en ordre", explique Aline Van den Broeck.

Les problèmes relevés sont généralement assez mineurs. "Ce sont souvent des aspects administratifs à remettre en ordre ou le fait par exemple qu’il n’y avait pas de couvercle sur la poubelle lors du contrôle…", poursuit cette porte-parole. Le nombre d’établissements représentant un danger pour la santé reste heureusement très limité. "Sur les 10.000 contrôles menés en 2020, seuls 182 établissements ont dû être fermés pour raisons sanitaires", précise Mme Van den Broeck.

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