Présidentielle française: les réactions politiques en Belgique

La chute des partis traditionnels français a particulièrement marqué de notre côté du Quiévrain, avec en miroir les luttes politiques belgo-belges.

Paul Magnette et Georges-Louis Bouchez
Paul Magnette et Georges-Louis Bouchez @BelgaImage

"L’éternelle tragédie de la gauche: divisée, elle fait le jeu de la droite et de l’extrême-droite". C’est en ces mots qu’a réagi sur les réseaux sociaux le président du PS belge, Paul Magnette, aux résultats de la présidentielle française. À son image, la chute des partis traditionnels français a particulièrement marqué chez nous. Les partis belges y trouvent même souvent une occasion de refléter leurs propres combats politiques, en citant la victoire ou la défaite de tel ou tel camp.

Les scores du PS et de LR mis en évidence

En témoigne la réaction du président du MR, Georges-Louis Bouchez, dimanche soir sur Twitter: "Lassalle devant Hidalgo, c’est la faillite d’un PS déconnecté. Au même titre que les verts". Il souligne en parallèle le score du président français, qu’il a soutenu à plusieurs reprises. "Très beau résultat d’Emmanuel Macron, encourageant pour la France et l’Europe. La campagne de second tour ne sera pas une formalité et la mobilisation sera essentielle".

Paul Magnette ajoute pour sa part la nécessité d’un front républicain pour contrer l’extrême-droite. "La gauche doit maintenant s’unir pour faire barrage à Marine Le Pen et battre Emmanuel Macron aux législatives pour l’empêcher de mener sa politique antisociale et anticlimatique", dit-il. Le leader des Engagés, Maxime Prévot, félicite pour sa part Emmanuel Macron et espère que la "République de la nuance et de la responsabilité l’emporte sur l’extrême droite".

Le président du PTB, Raoul Hedebouw, retient quant à lui le bon score de Jean-Luc Mélenchon, assez proche de sa propre idéologie et qui a fini avec une belle troisième place, en félicitant une "gauche authentique". À l’instar de Georges-Louis Bouchez, lui aussi vise les partis qui représentent plus ou moins des correspondants politiques en Belgique, les socialistes et les libéraux. "Alors que le PS et LR s’effondrent, ils montrent que plus de gens ont besoin d’une telle force politique". Concluant sur l’enjeu de l’élection, il estime que les Français ont le choix entre "l’autoritarisme marchand et l’autoritarisme nationaliste".

Le Vlaams Belang heureux pour Marine Le Pen

En Flandre aussi, l’élection française a fait réagir. C’est notamment le cas du parti d’extrême-droite Vlaams Belang qui s’est réjoui du score de Marine Le Pen. "Les Français seront bientôt confrontés au choix ultime. Plus de la même chose: moins de pouvoir d’achat, des pertes d’emplois à l’étranger, plus de migration et plus d’UE avec Macron d’un côté, ou plus de pouvoir d’achat, plus de sécurité, plus de souveraineté et plus de France avec Marine Le Pen", a annoncé le parti dans un communiqué.

Le président du CD&V, Joachim Coens, se contente enfin d’une analyse simple du rapport de force au sein de la politique française. "Quatre blocs égaux au premier tour: extrême gauche, extrême droite, nouveau centre et les absents", dit-il, tout en concluant sur un deuxième tour qui s’annonce serré.

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