Affaire Kinder: quel avenir pour les travailleurs de l’usine Ferrero à Arlon?

Beaucoup de questions restent en suspens après la fermeture de l'usine Ferrero à Arlon, imposée par l'Afsca en raison d'un risque d'infection à la salmonellose.

usine ferrero à Arlon
© BelgaImage

Les travailleurs de l’usine Ferrero à Arlon se posent beaucoup de questions sur leur avenir à court terme, alors que l’Agence fédérale pour la sécurité de la chaîne alimentaire (Afsca) a retiré vendredi l’autorisation de production au site en raison d’une centaine de cas de salmonellose identifiés en Europe ces dernières semaines. Le personnel n’a reçu jusqu’ici que peu de réponses, ressort-il d’une réunion organisée samedi entre la direction du site et les représentants des travailleurs.

Pour la semaine qui va débuter ce lundi 11 avril, la situation résultant de la décision de l’Afsca ne change pas grand-chose car une semaine de congé était prévue de longue date pour les travailleurs de l’usine. Mais quid pour la suite? " À partir du mardi après Pâques (soit le 19 avril, NDLR), des travaux de maintenance et de nettoyage sont prévus. Cela occupera une partie du personnel mais on ne sait pas encore combien de travailleurs. C’est pourquoi nous avons demandé à la direction un plan de travail ", indique Sylviane Arnould, de la CSC Alimentation.

Après cela, tout dépendra de la date de réouverture de l’usine d’Arlon. L’Afsca a expliqué qu’elle n’autoriserait la réouverture du site qu’après avoir pu conclure que l’établissement répond à l’ensemble des règles et exigences de sécurité alimentaire.

L’entreprise nous assure mettre tout en œuvre pour pouvoir redémarrer rapidement mais les travailleurs vont devoir être patients. Il y aura probablement du chômage temporaire pour une partie du personnel de l’entreprise, ce qui représentera une perte financière pour les travailleurs concernés ", poursuit Sylviane Arnould.

Samedi matin, les syndicats ont également demandé à la direction une meilleure communication envers le personnel de l’entreprise. Ils ont aussi réclamé la tenue d’une nouvelle réunion d’information dans le courant de la semaine prochaine. La date de cette réunion n’est pas encore connue.

Selon le site internet de Ferrero, l’usine d’Arlon, ouverte en 1989, emploie 725 personnes, mais ce nombre " peut monter jusqu’à 1.100 en période de pointe saisonnière ". Les huit lignes de production du site arlonais fabriquent quotidiennement près de 18 millions de Kinder Schoko-Bons, deux millions de Kinder Surprise et quatre millions de Raffaello. La quasi-totalité (96%) de la production est exportée, vers 45 pays dans le monde.

Ferrero dans la tourmente

L’Afsca a annoncé vendredi rappeler la totalité des produits Kinder fabriqués à Arlon et retirer à ce site son autorisation de production, en raison d’une centaine de cas de salmonellose identifiés en Europe ces dernières semaines.

Un lien effectué fin mars entre ces intoxications et l’usine de production Ferrero d’Arlon a été confirmé depuis lors" , souligne l’Afsca. Depuis, l’Agence fédérale a mené une enquête approfondie au sein du site de production d’Arlon. " Suite aux constats et à des informations incomplètes de la part de Ferrero, l’Afsca retire l’autorisation de production du site Ferrero à Arlon ", précise l’Afsca.

Jusqu’ici, seul un certain nombre de lots avaient été retirés de la vente. Mais l’Afsca a désormais décidé de rappeler de manière exhaustive tous les produits de types ‘Kinder Surprise’, ‘Kinder Surprise Maxi’, ‘Kinder Mini Eggs’ & ‘Schoko-bons’, indépendamment des lots ou dates de péremption. L’Afsca demande donc de ne consommer aucun produit susmentionné et appelle les entreprises de distribution à retirer toutes ces friandises des rayons. L’organisation a par ailleurs exigé de Ferrero " une approche client irréprochable " alors que l’entreprise italienne a fait l’objet de critiques depuis le début de ce scandale sanitaire.

Sur le même sujet
Plus d'actualité