Strépy: où en est l’enquête sur les circonstances du drame?

Les analyses donnent de nouveaux éléments d'informations sur le déroulement du drame de Strépy. Le travail de recherche continue ce lundi.

Des policiers à Strépy
Des policiers à Strépy-Bracquegnies, le 20 mars 2022 @BelgaImage

Plus de 24 heures après le drame de Strépy, où sont décédées six personnes selon le bilan actuel, l’enquête avance. Tant les analyses sur le terrain que les tests médicaux livrent des informations supplémentaires sur les circonstances de ce qui s’est passé ce dimanche 20 mars vers 5 heures du matin, lorsqu’une voiture a percuté une foule participant à un carnaval.

Pas de trace de freinage

Interrogé par Bel RTL, le procureur général de l’arrondissement de Mons, Ignacio de la Serna, s’est notamment exprimé à propos des analyses toxicologiques réalisées sur les deux personnes présentes dans la voiture. Il s’avère ainsi qu’un éthylotest s’est avéré positif "pour une des personnes qui n’était apparemment pas le chauffeur, mais ça doit encore être vérifié". "Ce qui est important c’est la prise de sang et j’ai demandé qu’on vérifie tout, pas uniquement l’alcool mais toutes les drogues", comme l’ecstasy, précise-t-il.

Autre élément d’information important: des images prises par une caméra de surveillance prouve la très grande vitesse de la voiture au moment des faits. Ignacio de la Serna se dit également surpris par "l’absence de freinage". Pour en savoir plus sur ce point, les enquêteurs ont la chance de pouvoir scruter un "véhicule assez neuf qui contient ces composants". Cela pourrait permettre d’analyser en détail sa conduite lors du drame ainsi que de savoir si le dispositif anticollision de la berline aurait été débranché ou pas. Ce travail doit être réalisé à partir de ce lundi matin.

Plusieurs questions en suspens

Pour l’instant, les faits reprochés aux deux personnes arrêtées, des cousins trentenaires de la région de La Louvière, sont qualifiés de meurtre. Cela pourrait changer par la suite en fonction de l’avancée de l’enquête. Il faut également encore s’assurer de qui conduisait, que ce soit dans la rue des Canadiens où marchait le cortège, ou dans une rue adjacente où le véhicule s’est arrêté.

Aucun des deux hommes n’est connu de la justice et ce dimanche matin, elles venaient de déposer une amie chez elle après avoir été à un dancing avant le drame. "Des informations circulent comme quoi c’étaient des personnes qui aimaient assez bien les voitures et la vitesse. Mais ça reste assez flou. On verra ce que les investigations donneront par la suite". Il est cependant attesté que l’une de ces deux personnes a fait l’objet d’un retrait de permis en 2017 puis a repassé des examens.

Quoi qu’il en soit, lors de leur arrestation, ils n’ont pas manifesté de résistance. Leur audition, réalisée hier en fin de journée, n’a cependant pas permis d’avancée significative dans l’enquête. Est-ce un accident ou un acte criminel? On n’a "pas vraiment d’explications à leur geste pour l’instant", confirme Ignacio de la Serna.

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