Les "demandeurs d’asile oubliés" sauf les Ukrainiens, alertent des associations

Par contraste avec les Ukrainiens, les demandeurs d'asile venant d'autres pays sont défavorisés, notamment au centre de Petit-Château.

File devant Petit-Château
File de demandeurs d’asile devant le centre de Petit-Château, à Bruxelles le 15 mars 2022 @BelgaImage

Mardi matin, diverses associations et ONG ont attiré l’attention sur les files croissantes de demandeurs d’asile au centre d’accueil du Petit-Château à Bruxelles. La plupart des employés de Fedasil se sont mobilisés pour accueillir les réfugiés ukrainiens et les enregistrer au Heysel.

Des hommes amenés à dormir dehors

Mardi matin, vers 8 heures du matin, une centaine de réfugiés étaient présents au Petit-Château. Les portes se sont ouvertes pour laisser entrer les personnes les plus vulnérables, mais se sont refermées avant 9 heures, laissant principalement des hommes dans la file d’attente. Plusieurs associations parlent d’un millier d’hommes célibataires dont les demandes d’asile n’ont pas été enregistrées la semaine dernière, dont 250 hier/lundi.

Une centaine de personnes dorment chaque nuit dans les environs du Petit-Château, selon Michel Genet, directeur général de Médecins du Monde Belgique. "On s’attendait déjà à un nouveau pic, mais la crise en Ukraine a renforcé les choses. Du coup, une partie du personnel de l’Office des Etrangers et de Fedasil a été mobilisé au Heysel". La plateforme citoyenne Soutien aux Réfugiés parle d’une liste d’attente de 300 personnes, qui s’allonge chaque mois. Cela concerne principalement les Afghans, les migrants d’Afrique subsaharienne, d’Irak et d’Éthiopie. "Il nous faut au moins 750 places pour pouvoir souffler pendant environ 6 à 8 semaines en attendant l’ouverture des centres prévus par Fedasil", a déclaré Mehdi Kassou.

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