La police belge ne peut pas contrôler les familles d’accueil des réfugiés

Les autorités font connaître leur inquiétude sur le fait que la police ne peut pas contrôler les familles d'accueil des réfugiés, d'où de possibles abus.

Réfugiés ukrainiens à Bruxelles
Réfugiés ukrainiens devant des policiers belges, le 10 mars 2022 à Bruxelles @BelgaImage

La police n’est pas autorisée à vérifier si les familles qui accueillent des réfugiés ukrainiens le font de bonne foi. "C’est un problème", a déclaré Jos Lantmeeters, gouverneur du Limbourg, samedi dans Het Belang van Limburg.

Crainte envers "des personnes moins dignes de confiance"

Le gouverneur avait demandé à tous les bourgmestres de faire contrôler par la police les familles d’accueil de leurs communes afin de s’assurer que leurs bonnes intentions. Il veut éviter, par exemple, que les délinquants sexuels ne parviennent à héberger des enfants ou des adolescents ukrainiens.

Toutefois, les zones de police locales ont reçu vendredi une note de la police fédérale indiquant qu’il n’est pas légalement permis de vérifier si les familles d’accueil ont un casier judiciaire ou ont déjà été en contact avec la justice. M. Lantmeeters estime qu’une solution doit être trouvée le plus rapidement possible. "Nous ne pouvons vraiment pas prendre le risque que des personnes moins dignes de confiance aient la possibilité d’accueillir des réfugiés".

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