Sortie du nucléaire: "Il est logique que nous tenions compte des évolutions actuelles"

Alexander De Croo estime que la crise actuelle autour de l'Ukraine et de la Russie, et son impact sur l'énergie, devra être prise en compte dans la décision de sortie du nucléaire en 2025.

Sortie du nucléaire:
© Belga Image

L’invasion russe de l’Ukraine et la hausse des prix de l’énergie auront-elles une influence sur la décision de sortie du nucléaire en Belgique? Pour le Premier ministre Alexander De Croo, le gouvernement prendra une décision motivée, qui permettra d’anticiper mais qui tiendra également compte de ce qu’il se passe aujourd’hui. " Personne ne l’a demandé, mais vous ne pouvez pas fermer les yeux ", a-t-il déclaré dimanche sur le plateau de VTM Nieuws.

Nous vivons maintenant dans un monde différent de celui d’il y a un mois et cela aura des conséquences importantes ", a-t-il poursuivi. En termes de sécurité mais aussi d’approvisionnement énergétique. " Tous les pays revoient leur stratégie énergétique. Nous y travaillions également. Il est logique qu’au cours d’une période comme celle que nous vivons actuellement, nous tenions compte de ces nouvelles évolutions ", a ajouté le Premier ministre. " Je ne pense pas que nous puissions dire que nous allons normaliser nos relations avec la Russie dans les années à venir. Nous devons donc en tenir compte ", a-t-il encore dit.  Pour autant, l’exécutif saura " garder son sang froid ". " Nous prendrons des décisions basées sur la raison, qui anticipent suffisamment tout en tenant compte de ce qu’il se passe aujourd’hui. Personne ne l’a demandé, mais nous ne pouvons pas fermer les yeux ", a enfin assuré Alexander De Croo.

Le gouvernement doit décider, le 18 mars, si toutes les centrales nucléaires fermeront d’ici 2025 ou si les deux centrales les plus récentes seront prolongées.

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