La dose de rappel ne sera finalement pas nécessaire pour garder son CST

360.000 francophones devaient perdre leur Covid Safe Ticket (CST) le 1er mars, faute de dose de rappel. Mais le gouvernement fédéral a fait volte-face : le booster restera facultatif en Belgique pour conserver le CST, qui devrait par ailleurs être suspendu prochainement.

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C’était au plus fort de la vague Omicron : le 21 janvier, le Comité de concertation (Codeco) mettait à jour les règles concernant le Covid Safe Ticket. Le 1er mars était alors pointé comme la date pivot à partir de laquelle la dose de rappel (2ème ou 3ème dose) du vaccin serait nécessaire pour conserver un CST valide. C’est à cette date que la durée maximale d’un certificat de guérison du Covid-19 devrait aussi être ramenée de six à cinq mois.

En l’état actuel de la campagne de vaccination, ces règles auraient privé quelques 360.000 francophones de leur pass sanitaire, selon Le Soir. Sauf que, comme nous l’apprend vendredi le quotidien, la décision prise le 21 janvier dernier ne sera finalement pas appliquée.

Pas de changement, en attendant…

Mardi 1er mars, ça sera donc le statu quo. Les règles jusqu’ici en vigueur le resteront : le CST sera obligatoire pour entrer dans un resto, assister à un concert, faire du sport en salle, etc. Et la dose booster restera facultative pour garder un CST en ordre de marche. Même chose pour le certificat de rétablissement, dont la durée de validité sera toujours de 6 mois (180 jours).

Pourquoi cette volte-face ? Selon le cabinet du ministre fédéral de la Santé, Frank Vandenbroucke, " le processus législatif ne sera pas terminé d’ici au 1er mars ". " Le changement des règles ne sera donc pas possible à cette date. Nous verrons lors du prochain Comité de concertation la manière dont le CST va intégrer notre boîte à outils pour lutter contre le virus dans le futur ", a-t-on expliqué au Soir.

… la suspension du CST dès le 5 mars?

Avec plusieurs va-et-vient entre le gouvernement fédéral, ceux des entités fédérées, les parlements correspondants et le Conseil d’Etat, le processus pour modifier les règles du CST aurait difficilement permis d’aboutir d’ici au 1er mars, à moins d’un gros coup d’accélérateur législatif. Vu l’évolution positive de l’épidémie, le prochain Codeco a été avancé de la mi-mars à la semaine prochaine (4 mars).

Et experts comme politiques semblent unanimes : ce jour-là, il devrait être décidé de passer en code jaune du baromètre corona. Ce qui veut dire que le port du masque et le CST ne seraient plus obligatoires. Rendre obligatoire un CST avec dose de booster pour le 1er mars pour ensuite le faire sauter cinq jours plus tard semble donc difficilement justifiable politiquement. D’autant que la période coïncide avec les vacances de Carnaval, et que de nombreux Belges auraient été ainsi privés de loisirs pour leurs congés…

En l’état, tous les parlements du pays ont prolongé le CST jusqu’au 15 avril 2022.  Mais si le Codeco de la semaine prochaine acte le passage en code jaune, le CST sera suspendu anticipativement, une fois la publication d’arrêtés ministériels par les différents gouvernements. Ce qui pourrait se faire au mieux le lendemain du Codeco, soit le 5 mars.

Le pass toujours nécessaire pour voyager en Europe

En sursis en Belgique, le CST restera obligatoire pour passer les frontières. Même si notre pays suspend son usage domestique, le pass pourra toujours être lu dans l’Union européenne (UE). Depuis le 1er février, le certificat UE a une validité de neuf mois après la deuxième dose (après quoi, il faut un booster), six mois après guérison, 72 heures après un PCR négatif.

La Commission a indiqué vouloir prolonger l’existence légale du pass sanitaire jusqu’au 30 juin 2023.

 

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