Pénurie de généralistes: les mutuelles demandent la fin du quota

Pour Solidaris et la Mutualité Chrétienne, le nombre de généralistes ne doit plus être régulé par les numéros Inami, comme les autres médecins, pour remédier à la pénurie.

Pénurie de médecins généralistes
Illustration. (@Belga Image)

Cela fait un moment maintenant que Bruxelles et la Wallonie souffrent d’une pénurie de médecins généralistes. Un manque qui n’a fait qu’empirer avec la crise sanitaire qui a fatigué certains docteurs plus rapidement que prévu, découragé d’autres et même poussé quelques-uns vers d’autres carrières.

Interviewés par La Libre, Elisabeth Degryse, secrétaire nationale de la Mutualité chrétienne et Jean-Pascal Labille, secrétaire général de Solidaris sont du même avis concernant cette problématique.

Je pense qu’il faut sortir la médecine générale de la règle classique parce qu’elle a de réels besoins. Il faut isoler les médecins généralistes et certaines spécialités qui sont en pénurie. On n’est pas contre la planification, mais une planification objective ", explique ce dernier. Son homologue de la MC complète : " On est quand même dans une situation de pénurie qui est problématique. En Wallonie, il y a une commune sur deux où il n’y a pas assez de médecins généralistes. Et à Bruxelles, il y a un quartier sur trois qui est à risque de pénurie. "

La solution qu’ils proposent ? Que les généralistes, et certaines spécialités en pénurie également, ne soient plus soumis aux quotas liés aux numéros Inami. " On les sort du système ", affirme Jean-Pascal Labille. " Il faut arrêter de croire que plus il y a de médecins, plus la consommation des soins est élevée. Ce n’est pas prouvé. "

Elisabeth Degryse conclut : " La vague Omicron a débordé la première ligne. Il y a des médecins qui veulent arrêter, qui sont en burn-out. Il faut revalorisation cette première ligne, et donc effectivement augmenter le nombre de médecins généralistes. La pénurie, elle est là. "

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