Le commissaire Corona appelle " à ne pas se leurrer " sur la situation épidémiologique

Le commissaire chargé de la lutte contre le Covid-19, Pedro Facon, a salué l’amélioration de la situation sanitaire en Belgique, mais invite à la prudence, notamment pour l’automne.

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Le commissaire du gouvernement à la lutte contre le coronavirus, Pedro Facon @BELGAIMAGE

Le commissaire du gouvernement, Pedro Facon, était mercredi devant les députés de la commission Santé de la Chambre. Il a évoqué l’évolution de la situation sanitaire, ainsi que les question relatives au pass vaccinal et à l’obligation vaccinale.

À propos de la situation sanitaire actuelle, qu’il a qualifié d’ " un peu relâchée " et de " moins tendue ",  le Commissaire Corona a tenu à rappeler qu’en septembre et octobre dernier, " il y avait tout un débat sur l’accélération du booster et sur la vaccination des soignants ", alors qu’aujourd’hui, " on est en train de réévaluer tout cela ", en Belgique mais également ailleurs en Europe.

Pedro Facon a insisté : il faut faire " attention à ne pas se leurrer ". S’il s’attend à ce que la situation épidémiologique soit plutôt calme cet été, il prévient: " on pourrait s’attendre à une certaine reprise " à l’automne, dont " on ignore l’ampleur ". Pour lui, il faut garder à l’esprit ce risque de reprise de l’épidémie au moment de prendre une décision sur l’obligation vaccinale.

Des outils utilisables rapidement

Pedro Facon a également averti : quelle que soit la décision politique qui sera prise, des outils comme le pass vaccinal voire l’obligation vaccinale prennent du temps à être actionnés.

Dans une note du mois de janvier remise à la demande du comité de concertation, le commissaire n’a pas recommandé la vaccination obligatoire contre la covid-19. Il estimait en revanche qu’un " certificat corona " pourrait avoir pour objectif principal de contribuer à un taux de vaccination plus élevé de manière à limiter la pression sur le système de soins de santé.  Le rapport a été rédigé alors que la Belgique était touchée de plein fouet par la quatrième vague de la pandémie, a rappelé M. Facon.

Se préparer à une éventuelle reprise épidémique

Depuis lors, la situation s’est significativement améliorée et le pays est passé du " code rouge " au " code orange " sur le baromètre corona. En " code jaune ", qui pourrait être décrété le mois prochain, le covid safe ticket (CST) ne sera plus d’application. Pour autant, l’évolution de la pandémie demeure imprévisible, a rappelé M. Facon. Or, la traduction juridique de cet outil dans un accord de coopération entre le fédéral et les entités fédérées a pris du temps. Selon le commissaire, il faut compter au minimum quatre semaines.  Des voix se font entendre aussi bien dans la société civile que le monde politique pour enterrer le CST, d’autres pour le suspendre.

Tout en se gardant d’une prise de position politique, le commissaire du gouvernement a insisté sur l’importance d’être préparé si la pandémie connaissait une recrudescence impliquant de prendre des mesures rapides. " Si l’on veut se servir quand même de cet instrument, il faut savoir si on le met en veille ou si on le supprime complètement. Mais il faut savoir alors que l’activation de cet instrument prend du temps ", a-t-il dit. " Il pourrait y avoir une gradation et cela peut se faire par une loi ou un accord de coopération que l’on pourrait activer dans le cadre d’une situation d’urgence épidémique ", a-t-il ajouté.

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