Convoi de la liberté à Bruxelles: l’histoire d’un flop

Arrivés le 14 février, les contestataires motorisés ont dû rester aux abords de la capitale. La manifestation a été interdite par les autorités.

police contre le convoi de la liberté
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Le convoi de la liberté

Cortège européen
Des milliers de véhicules et autant de manifestants avaient prévu de converger vers Bruxelles ce lundi, pour exprimer leur mécontentement vis-à-vis des mesures sanitaires. La capitale européenne a été choisie comme point d’arrivée de convois partis de plusieurs pays, notamment de France. Selon les premières estimations de la police, le mouvement ne comptait finalement que 500 véhicules ce lundi matin.

Mouvement canadien
Le concept de “convoi de la liberté” est né au Canada. Depuis le 15 janvier, tous les chauffeurs routiers du pays doivent présenter un certificat de vaccination ou faire une quarantaine lorsqu’ils rentrent des États-Unis. Pour exprimer leur mécontentement, des camionneurs canadiens bloquent régulièrement de grands axes routiers depuis fin janvier.

Organisation sur les réseaux
Apolitique et sans réelle figure forte, la branche euro­péenne s’est surtout organisée sur les réseaux sociaux. Sur Facebook, le principal groupe créé pour cette ­initiative comptait lundi plus de 370.000 membres.

Revendications multiples
Au-delà des restrictions sanitaires, les manifestants européens brassent beaucoup plus large. Rappelant les “gilets jaunes”, ils plaident notamment pour un référendum d’initiative populaire, défendent le maintien du pouvoir d’achat et demandent une revalorisation des salaires.

Bruxelles

Manifestation interdite
Fin de la semaine passée, les autorités bruxelloises ont décidé d’interdire toute manifestation dans la capitale avec des véhicules motorisés, de dimanche soir à mardi matin, faute d’avoir reçu une demande d’autorisation de la part des organisateurs du convoi. Seul un rassemblement statique sur le parking C du Heysel était toléré.

“Plaignez-vous dans votre pays”
Après avoir annoncé de forts assouplissements des mesures sanitaires vendredi, le Premier ministre Alexander De Croo avait invité le convoi à reconsidérer sa venue à Bruxelles. “Jusqu’à maintenant, tout s’est passé de manière souple en Belgique. Si vous avez des problèmes dans votre pays, plaignez-vous dans votre pays.”

Sécurité renforcée
Des mesures ont été prises face aux manifestants, venus d’ailleurs essentiellement dans leur voiture personnelle et non en camion, afin d’éviter le blocage. L’E40 a été fermée dans le sens Louvain-Bruxelles et environ un millier de policiers étaient mobilisés, notamment pour des ­contrôles aux abords de la ville. Les autorités conseillaient de ne pas se rendre à Bruxelles, ni d’emprunter le ring.

Parcours pédestre
Lundi matin, le bourgmestre de Bruxelles, Philippe Close, a expliqué qu’un parcours à pied était négociable avec la police. Des manifestants se sont réunis place Sainte-Catherine et près du parc du Cinquantenaire ce lundi après-midi, avant d’être dispersés par la police.

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