Dénoncer les féminicides le 14 février avec de l’affichage sauvage (photos)

Ce 14 février, un collectif a collé des affiches dans Namur afin de dénoncer les féminicides et le rôle des autorités en la matière.

Des affiches à Namur pour sensibiliser au féminicide
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Un collectif namurois a collé des affiches en divers lieux de Namur dimanche soir afin de dénoncer les féminicides et le rôle des autorités en la matière.

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Sur le coup de 23h00, plusieurs membres du collectif ont déambulé dans les rues namuroises. Des affiches, plus ou moins grandes, ont été collées en bord de Sambre à proximité de la place d’Armes, sur l’église Saint-Loup et dans plusieurs autres lieux du centre-ville. " Tuer une femme, c’est criminel, pas passionnel ", " Matraque le patriarcat, pas tes sœurs ", " Ras le viol! " ou encore " Féminicide, justice complice ", a-t-on pu lire.

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On veut pouvoir laisser une trace dans l’espace public d’un message clair et bien lisible afin d’interpeller les passant·e·s ", ont indiqué les responsables de l’action. " Placarder les murs, c’est aussi une manière de nous réapproprier la rue, bien trop souvent insécurisante pour les femmes et les minorités de genre. "

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Faire cette action au moment de la Saint-Valentin se voulait symbolique. Le collectif a aussi souhaité rendre hommage à Yohanne Giltay, décédée la semaine dernière à Gesves et dont le compagnon a avoué lui avoir porté une cinquantaine de coups de couteau. A ce titre, le nom de la défunte a été affiché sur une borne électrique accompagné de ceux de trois autres femmes décédées des suites d’un présumé féminicide depuis le début de l’année en Belgique.

Nous demandons que les plaintes des femmes victimes de violence soient véritablement prises en compte ", ont ajouté les membres du collectif namurois. " Pas moins de 70% des plaintes pour violences conjugales sont classées sans suite, selon la fondatrice de l’ASBL Garance. Il faut aussi un réel accompagnement des victimes avant d’en arriver au drame, une offre plus large de refuges et d’hébergements d’urgence ainsi que du personnel policier et judiciaire mieux formé et vraiment à l’écoute de la victime. "

Il faut également en finir avec l’impunité des agresseurs conjugaux, que nos dirigeants agissent concrètement et dégagent les budgets nécessaires ", ont-elles conclu.

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