Convoi de la liberté à Bruxelles: à quoi s’attendre?

Après avoir passé Paris, le convoi de la liberté devrait arriver à Bruxelles ce lundi malgré son interdiction.

A Bruxelles, un avertissement de circulation invite les automobilistes à utiliser des moyens de transport alternatifs lundi à cause du convoi de la liberté
© Belga Image

Une partie des convois de la liberté a pris possession des Champs-Élysées à Paris hier. En tout, 97 personnes ont été interpellées et 513 verbalisées. La situation était tendue et une vidéo montre un membre des forces de l’ordre frapper un homme à coups de matraque sur la tête, avant de partir. " Une vidéo circule actuellement sur les réseaux sociaux à la suite d’une intervention de police sur les Champs-Élysées. Le préfet de Police fait diligenter une enquête administrative interne ", a tweeté la préfecture de police.

Tous les participants au convoi n’ayant pas rallié Paris, l’objectif de paralyser la capitale française est loin d’avoir été atteint. Bruxelles est la prochaine étape. Les organisateurs ont demandé aux convois de prendre la route vers 10h pour un grand rassemblement prévu dans la journée de lundi. Mais, selon une source policière, tous les participants ne devraient pas suivre le mouvement.

Rassemblement interdit à Bruxelles

Outre la France, des convois en provenance des Pays-Bas pourraient aussi débarquer à Bruxelles. Hier, plusieurs centaines de véhicules bloquaient le centre-ville de La Haye. Un rassemblement dispersé mais certains manifestants ont affirmé qu’ils continueraient vers la capitale européenne.

Pourtant, toute manifestation avec des véhicules motorisés a été interdite. Une interdiction qui court jusqu’à mardi matin. Les véhicules seront tout de même tolérés mais uniquement au parking C du Heysel, sur le site de Brussels Expo.

Le mot d’ordre de la police est d’éviter, dans le mesure du possible, de se rendre lundi dans la capitale et sur le ring de Bruxelles. Elle recommande de privilégier les transports en commun et conseille également aux commerçants bruxellois de fermer leur boutique. Brussels Airport qui attend environ 12.000 passagers demande aux voyageurs de prendre leurs précautions.

L’armée à la rescousse?

Pas sûr que l’interdiction freine un convoi qui maintient son rythme de croisière. Comme l’explique La Libre, les forces de l’ordre vont cercler Bruxelles en coordination avec les six zones de police et la police fédérale.

La police fédérale portera, à la frontière belge, sa casquette de la tolérance en informant les conducteurs sur l’interdiction de rejoindre Bruxelles. Un dispositif de dissuasion qui laissera place à la répression pour les manifestants arrivant aux abords de la capitale. Ils seront interdits d’accès à la ville via des contrôles. Les participants risquent une amende de 135 euros et les organisateurs un emprisonnement de six mois avec 7.500 euros d’amende.

Et comme si la situation n’était pas suffisamment compliquée, un sommet européen aura lieu lundi. L’objectif sera d’éviter qu’il soit impacté par d’éventuels débordements. D’autant plus que la police n’a pas l’habitude d’encadrer une manifestation où des centaines de véhicules jouent les trouble-fêtes. Vincent de Wolf, bourgmestre de la commune d’Etterbeek, rappelle qu’il est du pouvoir des bourgmestres de faire appel à l’armée pour des cas biens particuliers. " Il faudrait que la situation soit extrême, mais on peut y arriver. Cela ne reste néanmoins pas l’objectif ", rassure le libéral.

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