Les convois " de la liberté " arrivent à Paris, la police se prépare à Bruxelles

Après avoir campé aux portes de la capitale, des milliers d'opposants au pass vaccinal venus en convois de toute la France commençaient à rejoindre Paris samedi matin. À Bruxelles, la police se prépare à « cercler » la ville.

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La police française mobilisée devant l’Arc de Triomphe, Paris, le 12 février @BELGAIMAGE

À Paris, plus de 150 procès-verbaux ont déjà été dressés. Rassemblement hétéroclite d’opposants au président Emmanuel Macron et de " gilets jaunes ", le mouvement s’est constitué sur le modèle de la mobilisation qui paralyse la capitale canadienne Ottawa.  Les voitures, camping-cars et camionnettes partis de Nice, Lille, Strasbourg, Vimy (Pas-de-Calais) ou Châteaubourg (Ille-et-Vilaine) se sont remis en mouvement samedi matin, après s’être arrêtés la veille non loin de Paris.

Plusieurs centaines de véhicules avaient rejoint le périphérique vers 10h00, où les policiers procédaient à des verbalisations pour " participation à une manifestation non-autorisée ", selon la préfecture de police de Paris, qui a comptabilisé 151 PV en milieu de matinée. Selon des messages consultés par l’AFP, certains convoyeurs veulent devenir " une masse de véhicules impossible à contenir par les forces de l’ordre à moins que ces dernières ne bloquent elles-mêmes les axes principaux de la capitale ".

Près de 7.200 policiers et gendarmes ont été déployés " pour faire respecter les interdictions de convois de véhicules ", selon la PP. Le préfet de police Didier Lallement a " créé un certain nombre de fourrières provisoires qui (…) permettront avec plusieurs dizaines de véhicules de remorquage de mettre fin à tout blocage ", a-t-il déclaré. Des blindés de la gendarmerie ont aussi été déployés dans la capitale, une première depuis les manifestations des " gilets jaunes " fin 2018.

Des contrôles aux abords de Bruxelles

Samedi à Paris, lundi à Bruxelles : un appel a été lancé pour faire converger les " convois de la liberté " le 14 février à Bruxelles. Jeudi, la police fédérale et le cabinet de la ministre de l’Intérieur Annelies Verlinden indiquaient ne pas savoir encore combien de personnes allaient participer au " convoi de la liberté ".

Pour faire respecter l’interdiction de manifester décrétée par le bourgmestre de la ville de Bruxelles, Philippe Close (PS), la police se prépare. Selon La Libre, les six zones de police locale et la police fédérale vont " cercler " Bruxelles, en interdisant aux manifestants d’y accéder, via des contrôles aux abords de la capitale. Les policiers vivant en dehors de Bruxelles ont été invités à loger dans un hôtel de la ville, afin d’être réactifs en cas de débordements. Il aurait également été recommandé aux commerces de fermer ce lundi.

Le parlement néerlandais bloqué?

Une vingtaine de camions ont convergé, samedi matin, vers La Haye aux Pays-Pas pour protester contre les mesures sanitaires. Selon la radio publique NOS, ils bloquent l’accès au Binnenhof, le parlement néerlandais.

La police indique que les camions se trouvent au Buitenhof, une place située juste à côté du Binnenhof, et que des agents discutent en ce moment avec les protestataires. Des voitures flanquées de drapeaux néerlandais, des provinces la Frise et du Brabant sont également présentes dans la zone. Les autorités de la ville ont posté un message sur Twitter invitant les manifestants à garer leurs véhicules au stade de football ADO Den Haag.

Des mesures seront prises à l’encontre de ceux qui ignorent les instructions de la police et enfreignent les règles de circulation ", précisent-elles. Le centre-ville est, actuellement, inaccessible. Les camionneurs participent au " Convoi de la liberté des Pays-Bas ", à l’instar d’autres convois calqués sur l’exemple canadien. Des manifestants seraient en route depuis plusieurs provinces du pays, malgré les interdictions de blocage.

 

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