Un huissier envoyé chez Fedasil par les associations de défense des migrants

Il a constaté que certains d’entre eux ne peuvent toujours pas être logés. Pourtant, une directive européenne l’impose.

Huissier chez Fedasil
Illustration. (@Belga Image)

Une dizaine d’associations défendant les droits des migrants ont envoyé un huissier, mardi, à Fedasil afin de constater que certains d’entre eux ne peuvent toujours pas être logés, rapportent plusieurs médias.

Parallèlement, ces associations retourneront ce mardi devant le tribunal de première instance de Bruxelles pour exiger le paiement des astreintes dues par l’État en raison de sa gestion des demandes de protection internationale au Petit-Château. Elles plaideront notamment pour une hausse de ces astreintes face à l’immobilisme de l’Etat

Ces dernières- d’un montant de 5.000 euros par jour – auraient dû être payées depuis le 24 janvier. Depuis cette date, 9 jours ont été comptés pendant lesquels des migrants n’ont pu être logés, soit un total de 45.000 euros dus par l’Etat.

Du côté du cabinet du secrétaire d’Etat à l’Asile et la Migration Sammy Mahdi, on rappelle que des listes d’attente sont désormais dressées et que ceux qui y figurent sont rappelés pour être logés.

Nous avons 30.000 places d’accueil en Belgique mais les demandes sont très nombreuses. Quand le système est sous tension, il est normal que l’on accorde la priorité à ceux qui ne peuvent pas être accueillis dans un autre pays européen ", se défend le secrétaire d’Etat.

Les associations, elles, demandent que la Belgique respecte ses engagements légaux. Une directive européenne, transposée en droit belge, prévoit en effet que les personnes ayant droit à une protection internationale doivent pouvoir se présenter et ensuite s’enregistrer dans un délai minimum de trois jours ouvrables (et de 10 jours en cas d’afflux de demandes).

Pour ces organisations, la crise de l’accueil se double d’une crise démocratique, le pouvoir exécutif ne respectant pas une décision de justice.

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