12.000 Belges précarisés recevront une connexion Internet gratuite

Une initiative du Gouvernement fédéral et de Proximus pour lutter contre la fracture numérique, qui touche surtout les plus faibles revenus.

Internet pour un public précarisé
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La ministre des Télécommunications Petra De Sutter (Groen) et Proximus ont présenté lundi à Bruxelles le projet Internet for All (" Internet pour tous ") afin de lutter contre la fracture numérique. Grâce à des subsides fédéraux, 12.000 modems seront fournis à des personnes vivant en situation de précarité (étudiants, personnes âgées ou défavorisées), tandis que l’opérateur assurera un volume mensuel de surf de 40 GB pendant un an, renouvelable en fonction de la situation de la personne bénéficiaire.

La ministre a remis le premier modem lundi à l’occasion d’une visite à Media Actie Kuregem (Maks), une organisation sociale qui soutient les demandeurs et demandeuses d’emploi de Cureghem dans leurs recherches en les aidant aussi à améliorer leurs compétences en ligne.

Sur les six millions d’euros prévus par le gouvernement fédéral pour lutter contre la fracture numérique dans toute la Belgique, 1,2 million d’euros sont destinés à Internet for All, un projet développé en partenariat avec des organisations sociales.

Les CPAS identifieront et informeront les personnes éligibles. La distribution des modems se fera dans la limite des stocks disponibles et se terminera au plus tard le 30 juin 2022, précise Proximus. L’opérateur appelle dès lors les organismes sociaux qui ne sont pas encore inscrits et sont en contact avec des personnes en situation de précarité de se faire connaître via le formulaire en ligne disponible sur www.proximus.be/internetforall.

Au-delà de la limite de 40GB, la vitesse de surf sera ralentie (512 kbps) mais aucun surcoût ne sera facturé.

En Belgique, selon des chiffres de la ministre, 9% des ménages ne disposent pas d’une connexion internet à la maison et courent un risque d’exclusion sociale, alors que la pandémie de coronavirus a exacerbé le recours au télétravail, l’école à distance et la voie numérique pour réaliser des démarches administratives. Si le passage au numérique ne constitue pas un problème en soi, il faut veiller à ne laisser personne de côté. " On remarque en effet que les populations les moins connectées sont aussi celles qui disposent de plus faibles revenus ", pointe Petra De Sutter. Ce phénomène est encore plus frappant dans les centres-villes. Ainsi, un ménage bruxellois à faibles revenus sur quatre n’a pas de connexion internet à domicile.

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