Le pic des contaminations est " derrière nous ": de quoi lever les mesures sanitaires?

Steven Van Gucht fait le point sur la situation épidémiologique en Belgique. Pour lui, même si le pic a été atteint, il est encore "trop tôt" pour lever les mesures sanitaires.

port du masque en rue
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Le pic des contaminations au Sars-cov-2 au cours de cette vague " est derrière nous " et a été atteint le 24 janvier, avec près de 76.000 infections confirmées en laboratoire, a annoncé vendredi le porte-parole interfédéral Covid-19, Steven Van Gucht. Au niveau des admissions, il est probable que le pic ait également été atteint au cours de la semaine, soit le mardi 1er février, avec 422 personnes admises à l’hôpital, estime M. Van Gucht.

Jeudi, 4.239 personnes testées positives au Sars-cov-2 étaient hospitalisées, dont 431 en soins intensifs. Le nombre de nouvelles entrées aux soins intensifs a commencé à augmenter début janvier, mais a été pendant plusieurs semaines compensé par des patients sortants, infectés lors de la quatrième vague. La fin de cette compensation a provoqué une remontée de l’occupation, mais selon Steven Van Gucht, la baisse va s’amorcer dans les semaines qui viennent.

Après le Danemark et la France, la Belgique?

Malgré les pics vraisemblablement atteints au niveau des infections et des nouvelles admissions, le porte-parole estime qu’il est " trop tôt " pour supprimer les mesures globales contre le Covid-19, comme le font plusieurs pays européens. " La pression reste forte sur les hôpitaux, sur la première ligne, dans les lieux de travail, dans les écoles… Il est plus prudent de suivre un relâchement progressif. " Au Danemark, il y a moins de quarante personnes aux soins intensifs, relève-t-il, " c’est 10 fois moins que chez nous ", " on n’est pas du tout au même endroit" , conclut-il.

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