Il n’y a enfin plus un seul élevage de fourrures en Belgique !

D'après le ministère flamand du Bien-être animal, les dernières entreprises d'élevages d'animaux pour leur fourrure ont cessé leurs activités.

Plus aucun élevage de fourure
Illustration. (@Belga Image)

L’époque où personne ne se souciait des animaux est bien loin derrière nous. Végétariens et vegans sont de plus en plus nombreux tandis que les autres font plus attention à l’origine de leur alimentation. Sans parler de tous ceux qui ne se mangent pas, qu’ils soient de compagnie, vivants dans nos forêts, ou même protégés. Ce n’est pas pour rien si nous avons désormais un ministère du Bien-être animal, et même de nombreux échevinats du même titre un peu partout.

Parmi les mesures qui ont été prises pour garantir une traite correcte de nos amis poilus, l’élevage d’animaux en vue de produire de la fourrure a été interdit dans tout le pays. La Wallonie a commencé en 2015, suivie par Bruxelles en 2017, puis par la Flandre. Les entreprises de fourrures flamandes ont jusqu’à la fin de l’année 2023 pour cesser leurs activités.

Mais comme l’annonce Sudinfo ce lundi, il semblerait que tous ces élevages ont déjà disparu. Il n’y aurait plus une seule " usine à fourrure " dans tout le pays. C’est en tout en cas ce que déclare le ministère flamand du Bien-être animal. " Nous ne sommes pas au courant qu’il y a encore des élevages d’animaux à fourrure actuellement. La crise du coronavirus a probablement joué un rôle à cet égard ", a-t-on expliqué du côté du cabinet du ministre Ben Weyts.

Mesure symbolique

Il ne faut pas croire que les Flamands étaient plus sympas avec les éleveurs que le reste du pays. L’explication de ce délai est simple. En Wallonie et à Bruxelles, il n’y avait aucun élevage du genre. Les interdictions proclamées étaient donc surtout symboliques, voire préventives.

Et même si l’échéance était loin, la Flandre avait proposé un incitant financier à ceux qui choisiraient de se dépêcher. Une prime qui a réduit en avril 2021, qui réduira à nouveau en avril 2022 puis 2023. Un système qui a fonctionné puisque 11 des 17 entreprises concernées avaient arrêté leurs activités avant le printemps 2021.

À l’époque, le ministre Weyts avait souligné que cette industrie, bien que décriée depuis un moment maintenant, avait toujours du succès. " L’élevage d’animaux à fourrure est toujours rentable, mais, en Flandre, nous avons décidé que le bien-être animal était plus important ", avait-il expliqué. " Tuer des animaux uniquement pour leur fourrure ou le gavage est aujourd’hui une pratique obsolète. "

Obsolète et désormais totalement absente du territoire, en tout cas officiellement.

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