Un premier cas du BA.3 détecté en Belgique: que sait-on du nouveau sous-variant d’Omicron?

Alors qu'Omicron représente aujourd'hui 98% des contaminations en Belgique, un premier cas du sous-variant BA.3 a été détecté à Hasselt. Après BA.2, faut-il s'inquiéter de ce nouveau sous-variant?

Un premier cas du BA.3 détecté en Belgique: que sait-on du nouveau sous-variant d’Omicron?
© Belga Image

Le sous-variant d’Omicron BA.3 a été détecté pour la première fois en Belgique au sein du laboratoire de l’hôpital Jessa à Hasselt, d’après une information du quotidien Het Belang van Limburg, confirmée par l’hôpital à l’agence Belga. Le laboratoire de l’hôpital Jessa a détecté neuf cas du sous-variant BA.2 et un seul de BA.3, premier de ce sous-variant d’Omicron à être diagnostiqué sur le territoire belge.

Après BA.2, que sait-on alors de ce nouveau sous-variant d’Omicron? " Nous ne disposons pas encore de beaucoup de données ", a indiqué le Dr Peter Messiaen, infectiologue et professeur de virologie à l’Université de Hasselt à l’agence Belga. Selon le virologue Marc Van Ranst, interrogé par nos confrères du Nieuwsblad, ce sous-variant serait pour l’instant " très rare dans le monde. Il représente moins de 0,1 des cas ".

De quoi s’inquiéter? 

A priori, pas vraiment. " Jusqu’à présent, nous n’avons aucune preuve qu’il soit pire ou plus dangereux ", assure Marc Van Ranst. " Il est peu probable qu’il ait un plus grand potentiel pathogène ", ajoute le virologue à nos confrères de Het Laatste Nieuws, " mais il faudrait que davantage de cas apparaissent pour pouvoir l’affirmer avec certitude ".

Selon Peter Messiaen, interrogé par le quotidien flamand, ces sous-variants ne devraient pas avoir de grand impact sur l’évolution de l’épidémie. " Il n’y a pas de raison de penser que le sous-variant BA.2 modifiera la suite de la pandémie. Tout comme BA.3. ", rejoint Steven Van Gucht dans les colonnes du Nieuwsblad.

Si le sous-variant BA.2 est déjà dominant au Danemark, où les contaminations sont reparties à la hausse, ce n’est pas du tout le cas, pour l’instant, de BA.3. Le sous-variant BA.2 gagne d’ailleurs aussi du terrain dans d’autres pays comme le Royaume-Uni et les Etats-Unis. Chez nous, il représentait déjà 2,1% des contaminations le 25 janvier dernier. " C’est le résultat de l’ensemble des mutations qui rend un virus plus ou moins infections. Mais cela dépend aussi d’autres facteurs ", rappelle Marc Van Ranst au Nieuwsblad.  " Un variant qui prend naissance dans un village de montagne aura moins de chances de devenir dominant que si il peut se répandre dans une grande ville ".

On ignore encore les différences de mutations de BA.3 par rapport à BA.2. Ce dernier comptait, pour rappel, 28 mutations de plus que le variant Omicron " original " BA.1, lui-même très différent du variant Delta.  BA.3 serait toutefois plus difficile à déceler à l’aide des tests PCR.

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