Les carnavals en Hainaut annulés tant que le code sera rouge ou orange

Pour que ces carnavals aient lieu en Hainaut, il faut que l'épidémie se calme dans les hôpitaux, surtout vis-à-vis du nombre d'hospitalisations par jour.

Carnaval de Binche
Carnaval de Binche, dans le Hainaut @BelgaImage

La vague du variant omicron a un impact important en province de Hainaut. Le gouverneur faisant fonction de la province, Guy Bracaval, a indiqué mardi dans un communiqué que les bourgmestres du Hainaut, à l’issue de leur conférence tenue mardi, ont constaté "l’impossibilité d’organiser des activités carnavalesques et folkloriques en codes rouge ou orange, sur la base du baromètre validé par les autorités fédérales à partir du 28 janvier".

Beaucoup trop d’hospitalisations par jour

Les bourgmestres envisageront, en cas de retour en code jaune, la tenue de telles festivités, dans le respect sanitaire du moment. "Nous espérons que les mois à venir nous permettront de retrouver ces activités folkloriques qui constituent une partie importante de notre patrimoine culturel et qui nous manquent tant", a souligné le gouverneur.

À l’heure actuelle, c’est le code rouge qui est en vigueur. Pour retomber en code jaune (le niveau le plus bas du baromètre), il faut que les hospitalisations par jour pour cause de Covid-19 tombent à moins de 65 et que moins de 300 lits en soins intensifs soient occupés par des patients Covid. Ce 25 janvier 2022, ces chiffres sont respectivement de 314 et 371.

Les instances de Binche ont déjà annoncé lundi l’annulation du Carnaval 2022. M. Bracaval a par ailleurs indiqué que l’incidence de la vague omicron en Hainaut a atteint plus de 2.000 cas sur 100.000 au cours des deux dernières semaines, soit un pourcentage de 2%. Les hospitalisations "classiques" sont en forte hausse, avec une augmentation de plus de 20% au cours des dernières 48 heures. Le phénomène engendre une pression non négligeable dans les hôpitaux où, comme dans les services de police et des zones de secours, l’absentéisme est de plus en plus important. Les hospitalisations en soins intensifs restent quant à elles stables.

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