La Belgique étrillée pour sa lutte anticorruption insatisfaisante

Le rapport anticorruption du Greco montre que la Belgique n'a que peu suivi les recommandations du Conseil de l'Europe en matière d'anticorruption.

Police devant le 16 Rue de la Loi
La police devant le 16 Rue de la Loi, siège des services du Premier ministre belge, le 22 novembre 2019 @BelgaImage

Le cinquième rapport du Greco (Groupe d’États contre la corruption), rendu public ce vendredi matin, pointe un regard sombre sur la lutte anticorruption au sein de l’exécutif et de la police belges. En effet, sur les 22 recommandations formulées à notre pays par cette émanation du Conseil de l’Europe, seules deux ont été pleinement mises en œuvre et deux autres partiellement, indique vendredi L’Echo.

"Peu de mesures concrètes"

En Belgique, de nombreux détails entourant le travail des cabinets ministériels restent ainsi fort brumeux. "En ce qui concerne les personnes chargées de hautes fonctions de l’exécutif, peu de mesures concrètes ont été prises. La mise en œuvre de toutes les autres recommandations n’en est qu’au stade de déclarations d’intention ou de consultations préliminaires", écrivent les auteurs du rapport.

Il s’avère aussi que la Belgique n’a pas "encadré les conditions de recrutement des emplois stratégiques". Il manque également un code de déontologie à destination des ministres et des membres stratégiques des cabinets, avec un mécanisme de supervision et de sanctions si nécessaire.

Sur le même sujet
Plus d'actualité