De Wever espère le retrait du CST après la vague Omicron

La N-VA juge que le CST a un bénéfice limité, surtout dans une Flandre très vaccinée. Par contre, le parti se dit ouvert à une vaccination obligatoire.

Bart De Wever au Parlement flamand
Bart De Wever, président de la N-VA, au Parlement flamand à Bruxelles le 14 janvier 2022 @BelgaImage

Le président de la N-VA, Bart De Wever, espère que le Covid Safe Ticket (CST) pourra être retiré après la vague omicron du covid-19, a-t-il expliqué lundi dans un message diffusé sur les réseaux sociaux. En ce qui concerne l’obligation vaccinale, il se montre très prudent, jugeant que l’évolution de la situation épidémique pourrait la rendre inutile, même s’il continue à défendre la vaccination contre le coronavirus.

"Esprit ouvert" pour la vaccination obligatoire

Les nationalistes ne sont pas de grands partisans du CST comme instrument visant à limiter la circulation du virus. À leurs yeux, le "seul argument potentiellement valide" en faveur de ce passe sanitaire est l’incitation à se faire vacciner. Ils ne plaident donc pas pour la suppression du CST au milieu d’une nouvelle vague de contamination et alors que la campagne en faveur de la dose de rappel du vaccin est en cours.

"Nous espérons qu’après la vague Omicron, les esprits seront suffisamment mûrs pour retirer le CST. Dans les régions avec un taux de vaccination élevé, l’utilité est particulièrement limitée", a souligné M. De Wever. La N-VA dit aborder le débat sur l’obligation vaccinale avec un "esprit ouvert", en tenant compte de tous les arguments scientifiques. "Dans notre pays, un seul vaccin est obligatoire: le vaccin contre la poliomyélite. La barre est donc mise très haut avant qu’une obligation de vacciner soit ancrée dans une loi", a ajouté M. De Wever.

Le président du parti nationaliste note aussi l’optimisme qui se manifeste chez certains experts. "L’espoir que nous pourrons évoluer d’une situation pandémique vers une situation endémique s’exprime aujourd’hui ouvertement. Si cet espoir paraît fondé, la lutte contre le virus ressemblera à terme à la lutte contre la grippe. C’est-à-dire avec l’accent mis sur la vaccination des personnes vulnérables durant l’hiver. Dans ce contexte, l’évidence ne va pas pour le moment dans le sens d’une vaccination obligatoire", a-t-il expliqué.

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