Le pic d’Omicron bientôt atteint en Belgique? Entre prudence et espoir

Les experts avaient prédit un pic de la vague Omicron à la mi-janvier en Belgique. Avec, dans le pire scénario, 125.000 nouveaux cas par jour. Si les indicateurs de l'épidémie semblent loin de ce chiffre vertigineux, peut-on espérer passer bientôt le pic de cette vague?

Que peut-on espérer pour la suite de l'épidémie en Belgique?
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La vague Omicron progresse dans le royaume. Les contaminations sont toujours en forte hausse et culminent désormais à plus de 21.800 nouveaux cas par jour en moyenne. Selon Steven Van Gucht, les infections sont en hausse de 85%, soit quasiment un doublement chaque semaine. " Mais nous nous y attendions ", nuance le virologue dans les colonnes de Het Laatste Nieuws. Ce chiffre est cependant assez éloigné du pic à 125.000 nouveaux cas par jour que craignaient certains experts, dans le pire scénario, pour la mi-janvier.

Atteindrons-nous ce pic impressionnant? Impossible à dire pour Steven Van Gucht. " Le pourcentage de tests positifs est désormais d’un sur quatre à un sur trois. Cela signifie que nous manquons des infections et que nous ne les voyons pas dans les statistiques ", explique-t-il.  Il est rejoint par le biostatisticien Geert Molenberghs, qui estime, lui aussi, que ce pic à 125.000 contaminations ne sera peut-être jamais " officiellement " enregistré en Belgique, " car nous n’avons tout simplement pas cette capacité ". Interrogé par nos confrères du Nieuwsblad, il avance d’ailleurs que si les infections semblent quelque peu ralentir leur progression, le taux de positivité du virus lui augmente rapidement. " C’est dû au fait que nous ne faisons pas assez de tests. Il est donc difficile de dire exactement où nous nous situons par rapport au pic ", explique Geert Molenberghs. L’expert précise par ailleurs que si le pic " était attendu dans notre pays à la mi-janvier, cela ne signifie pas qu’il se produira à ce moment précis ".

Face à cette hausse pour le moins alarmante des cas, Steven Van Gucht appelle à observer la situation dans les hôpitaux: " les hospitalisations ont augmenté mais elles sont beaucoup moins spectaculaires que les infections ". La pression beaucoup moins forte d’Omicron sur les hôpitaux, particulièrement sur les soins intensifs, semble donc se confirmer, selon le virologue. " Les chances de se retrouver en soins intensifs sont beaucoup plus faibles qu’avec Delta, ce sont des bonnes nouvelles ". Le porte-parole interfédéral note qu’il n’y a pas encore de signes de pic en vue dans les hôpitaux. La patience et l’observation sont donc encore de mise.

Et après?

Steven Van Gucht estime qu’après cette vague, " nous allons connaître une belle période ". Grâce, notamment, à une immunité renforcée par la vaccination et les nombreuses infections au variant Omicron. " Je m’attends donc à un printemps et un été calmes, qui nous permettront d’alléger les mesures ", se réjouit le porte-parole interfédéral à nos confrères flamands.

Toujours pragmatique et le prudent, Steven Van Gucht rappelle cependant que de nouveaux variants peuvent encore appaître. Et qu’il faudra donc resserrer la vis " si nécessaire ". 

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