"Entre deux et quatre" agressions d’agents STIB chaque jour

Après une baisse de fréquentation due à la pandémie, les transports publics bruxellois sont de plus en plus fréquentés, mais les attaques envers les collaborateurs de la STIB sont également nombreuses.

Collaborateurs de la STIB agressés
Illustration. (@Belga Image)

Comme de nombreux secteurs d’activités, les transports publics ont également pâti de la crise sanitaire. Dans leur cas, cela s’est traduit par une fréquentation en baisse.

A Bruxelles, plus d’un an et demi après le début de cette pandémie, la STIB a annoncé atteindre des chiffres qui ressemblent à ceux de 2019.

En 2021, les transports bruxellois ont recensé 274 millions de voyages, 12% de plus qu’en 2020. Fin d’année, elle a même atteint 90% de son taux de 2019. « Si on suit la même courbe que 2021, on arrivera à 75-80 % de 2019 », a expliqué le patron de la STIB, Brieuc de Meeûs, au Soir, qui n’attend pas des chiffres « normaux » avant la fin 2023.

Si ce bilan est plutôt bon et donne de quoi être optimistes aux dirigeants de la société de transports publics bruxellois, d’autres données sont plus inquiétantes.

Notamment celle du nombre d’attaques envers les collaborateurs et employés de la STIB.  « Je suis un peu impressionné. Il n’y a pas une journée où il n’y a pas deux, voire trois ou quatre agressions contre les agents de la Stib. C’est vraiment impressionnant et révoltant », a indiqué le CEO, qui est immédiatement prévenu en cas d’attaque physique. « Des messages, j’en reçois beaucoup beaucoup ! Et c’est du lundi au dimanche, sept jours sur sept. »

Il a notamment ajouté qu’outre leur nombre, la gravité de ces agressions augmente également. « C’est affolant et violent ! Ce sont des gars qu’on emmène à l’hôpital avec des bras cassés, avec des points de suture, des chauffeurs traumatisés, des bus caillassés, ou encore le personnel en station qui se fait cracher dessus. Hier, c’est un SDF qui a jeté un liquide brûlant au visage d’un des gars. Il s’agit tout le temps d’agressions physiques extrêmement dures », explique-t-il, toujours dans les colonnes du Soir, précisant qu’aucun coin de la capitale n’est épargné par le phénomène.

Pour Brieuc de Meeûs, ces agressions envers le personnel des transports publics bruxellois traduisent des tensions au sein de la société, mais ne peuvent, évidemment, en aucun cas être exprimées de la sorte. « On ne peut pas continuer comme ça. On ne peut pas ! Si les gens veulent se défouler, qu’ils le fassent en allant faire du sport, le tour du parc, que sais-je, mais pas contre le personnel de la Stib ! Celui-ci est simplement là pour rendre un service, un service public, et avec toute la bonne volonté que les collaborateurs ont tous et toutes. »

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