Pourquoi le ministre Jean-Luc Crucke démissionne ce lundi

Le ministre wallon du Budget a expliqué les raisons de cette décision, dans un contexte de tensions qui ont marqué ces dernières semaines.

Jean-Luc Crucke et Georges-Louis Bouchez
Jean-Luc Crucke lors de sa conférence de presse avec Georges-Louis Bouchez, le 10 janvier 2022 à Namur @BelgaImage

C’est officiel: Jean-Luc Crucke va quitter jeudi le gouvernement wallon et la vie politique belge. C’est ce qu’il a annoncé ce lundi 10 janvier lors d’une conférence de presse. Le ministre du Budget avait organisé cette prise de parole en urgence tôt ce matin. "Ce lundi 3 janvier, j’ai remis ma démission à mon président de parti. J’ai informé mon cabinet ce matin à 8h30. Georges-Louis Bouchez a accepté ma décision", a-t-il expliqué. 

"J’ai toujours eu des opinions à la marge"

Pour l’instant, le nom de celui qui prendra le relai comme ministre wallon du Budget n’est pas connu, même si une personne aurait déjà été trouvée. Son identité sera révélée ce mardi. Lors de sa prise de parole, Jean-Luc Crucke a fait savoir que pour sa part, il serait candidat à la Cour constitutionnelle. "Ma démission avait trois conditions: le secret absolu; j’ai informé Elio et mon cabinet ce matin à 8:30; le maintien de mon cabinet, et pas de détricotage des compétences", dit-il. 

Quant aux raisons de ce changement de cap, il déclaré que ses "convictions libérales ne sont plus en lien avec un parti". "J’ai toujours eu des opinions à la marge, dans les matières climatiques, migratoires, énergétiques, fiscales. Jusqu’ici, c’était ma force. Mais désormais, cela met mon parti et la majorité gouvernementale parfois en difficulté". 

Cette déclaration a lieu dans un contexte tendu au MR. Un climat agité qui s’est surtout fait ressentir lorsque Jean-Luc Crucke a créé avec sa réforme fiscale une grande frustration chez certains députés wallons MR, qui menaçaient de ne pas le soutenir. Un projet destiné à rendre l’impôt plus juste mais auquel Georges-Louis Bouchez était lui-même très réticent. Finalement, ce dernier a accepté de faire voter la réforme "au nom de la stabilité gouvernementale".

Sur le même sujet
Plus d'actualité