De Croo: "L’épidémie de Covid pourrait durer encore deux ou trois ans"

Le Premier ministre belge explique comment le gouvernement conçoit la lutte à venir contre le variant Omicron, avec ses particularités.

Alexander De Croo, le 6 janvier 2022
Le Premier ministre belge Alexander De Croo, le 6 janvier 2022 à Bruxelles @BelgaImage

Ce samedi 8 janvier, Alexander De Croo a donné une analyse mitigée de la situation sanitaire liée au Covid-19. Interrogé par Le Soir, le Premier ministre affirme qu’avec le variant Omicron, la Belgique est entrée «dans une nouvelle phase» de l’épidémie, avec des conséquences multiples, ce qui amène les autorités à adapter leur stratégie. Et il prévient: cela est parti pour durer.

«La nature nous oblige à faire marche arrière»

Brossant le portrait de la période à venir, Alexander De Croo explique la position de l’exécutif pour lutter contre le nouveau variant. «Les prévisions restent toujours compliquées mais en tant qu’autorités publiques, on doit se préparer au fait que l’épidémie de coronavirus pourrait durer encore deux ou trois ans», explique-t-il. «La surcharge causée par Omicron va peser davantage sur le testing que sur les soins intensifs. C’est pour ça qu’on a changé le système. […] Cette phase de la pandémie est différente mais, bien évidemment, si on voit un impact sur les soins intensifs, il faudra intervenir. Mais pour l’instant, l’occupation des lits descend», déclare-t-il sur un ton optimiste.

Il n’empêche, l’incertitude ambiante entretenue par l’épidémie amène le gouvernement à agir, soutient-il. «Les connaissances acquises au fil des vagues nous ont forcés à réaliser que l’évolution n’était pas linéaire, qu’il y avait des effets de saisonnalité ou l’arrivée d’un variant. De temps en temps, malheureusement, la nature nous oblige à faire marche arrière». Le Premier ministre avoue en tout cas s’être montré confiant avec l’arrivée d’un vaccin, avant de se rendre compte que la lutte contre le coronavirus serait plus difficile qu’imaginé auparavant. «Jusque-là, je faisais partie de ceux – majoritaires – qui pensaient qu’on allait enterrer le virus avec le vaccin, que ce serait la solution à la pandémie. […] La quatrième vague nous a forcés à réaliser que la vaccination resterait la ligne de défense prédominante mais qu’il y aurait encore des moments où il faudrait prendre des mesures additionnelles comme c’est le cas actuellement», conclut-il.

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