Immobilier: une accalmie en 2022?

Année record en nombre de transactions, 2021 se finit pourtant en demi-teinte pour le secteur de l'immobilier.

immobilier maison à vendre
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Un marché en plein boom

Fièvre acheteuse

L’année 2021 a été florissante pour le secteur, avec une hausse des transactions de 14,3 %, quoique 2020 ait été particulière avec ses trois mois de confinement. Si l’on compare avec 2019, la hausse reste tout de même significative, avec +10,4 %.

La campagne recherchée

Pandémie oblige, la demande s’est envolée en campagne. La province de Luxembourg est celle qui a connu l’augmentation la plus importante: en 2021, les compromis d’achat y ont bondi de 21 % par rapport à l’année précédente.

Des prix en hausse

Les prix des biens ont également gonflé en 2021. En moyenne, les acheteurs devaient débourser 297.661 euros pour une maison, soit 7,2 % de plus qu’en 2020. Le prix des appartements a, lui, augmenté de 5,2 % sur l’ensemble du territoire.

Les prêts encouragés

Si les différents confinements et le télétravail ont fait naître des envies d’espace chez les acheteurs, les taux d’intérêt particulièrement bas ont également favorisé l’investissement, avec un taux moyen fixe 20 ans aux alentours de 1,40 % actuellement. En mars 2021, un client d’ING a même reçu un taux record de 0,70 % pour un crédit à taux fixe sur 20 ans!

transaction immobilier

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Des ventes qui s’essoufflent

Coup de frein en fin d’année

Cependant, le deuxième semestre de 2021 s’est avéré bien plus calme. Selon les observations de la Fédération des notaires, les transactions ont diminué de 11 % ces six derniers mois. “Un fait atypique par rapport au deux années précédentes”, souligne l’organisme dans son rapport.

Retombée de l’euphorie

Le secteur de l’immobilier pourrait bien connaître une accalmie prolongée en 2022. “C’est un effet d’entraînement”, pointe le porte-parole de Notaire.be, Renaud Grégoire, interrogé dans Le Soir. “S’il y a moins de demandes (…), le marché risque de se calmer de façon marquée.

Des biens moins chers

Événement inhabituel, au dernier trimestre 2021, le prix des biens compris dans la catégorie jusqu’à 300.000 euros a chuté par rapport au troisième trimestre. “C’est peut-être une première indication que les hausses de prix persistantes dans le segment le moins cher touchent progressivement à leur fin”, souligne Renaud Grégoire dans le rapport.

Remontée des taux d’intérêt?

Pour contrer l’inflation galopante dans la zone euro, les taux d’intérêt pourraient bien remonter en 2022. Garantes de la stabilité des prix, les banques centrales jouent en effet sur le niveau des taux d’intérêt pour faire pression sur la demande: plus ceux-ci sont élevés, plus la population est encouragée à épargner, ce qui réduit in fine l’inflation.

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