Mobilité: bilan positif après un an de zone 30 à Bruxelles

Les résultats de cette nouvelle règle sont encourageants, que ce soit en termes d'incidents sur la route ou de bien-être pour les Bruxellois.

Limitation de vitesse à 30 km/h
Illustration d’un panneau limitant la vitesse de circulation à 30 km/h @BelgaImage

Le 1er janvier 2022, il y a exactement un an, la zone 30 devenait la norme en région bruxelloise. Déjà après six mois, les premiers résultats semblaient prometteurs. Aujourd’hui, il apparaît à nouveau que l’impact sur la sécurité routière est positif, car la vitesse moyenne a été réduite et moins d’accidents se sont produits. Malgré cette vitesse réduite, Bruxelles Mobilité constate que le temps de trajet pour l’automobiliste est quasiment resté le même.

Plusieurs indicateurs positifs

Les contrôles de vitesse qui ont été effectués de janvier à fin novembre 2021 montrent clairement que la vitesse moyenne diminue et que la limitation de vitesse est mieux respectée. En 2021, 8% des véhicules roulaient trop vite dans des rues où la vitesse est limitée à 30 km/h, contre 10,4% en 2020. Une nette amélioration si l’on considère que la zone 30 s’est considérablement agrandie.

Pour contrôler les excès de vitesse, 28 nouveaux radars fixes seront installés d’ici début février. Il y aura un nouveau contrôle de section sur la Chaussée de Gand. De plus, il n’y a pas besoin de se presser, car la vitesse moyenne inférieure n’a aucune influence sur les temps de trajet. Celles-ci sont restées plus ou moins stables sur chaque itinéraire mesuré, quelle que soit l’heure de la journée.

Une conclusion importante est que la capitale est devenue plus sûre avec la zone 30. Au cours des neuf premiers mois de 2020, il y a eu 11 décès et 121 personnes grièvement blessées, tandis qu’au cours des trois premiers trimestres de 2021, ce chiffre est tombé à 5 décès et 100 blessés graves. "Avec le nombre de morts divisé par deux, nous sommes sur la bonne voie pour le plan Vision Zero. Mais le travail n’est pas encore terminé. Nous continuons d’adapter les infrastructures et d’investir dans le contrôle de la vitesse. Notre objectif reste zéro mort et blessé grave dans la circulation bruxelloise", déclare la ministre bruxelloise de la Mobilité Elke Van den Brandt.

Un plus pour le bien-être des Bruxellois

Grâce à l’extension de la zone 30, Bruxelles s’est également améliorée en termes de qualité de vie. Bruxelles Environnement note que le niveau sonore passe de 1,5 à 4,8 dB(A), selon la période, le lieu, le type de circulation et le revêtement de la chaussée. Il y a eu une diminution surprenante de la pollution sonore sur l’Avenue Charles-Quint à Ganshoren, où la vitesse maximale de 50 km/h a été maintenue. Cette rue bénéficie donc de la réduction de vitesse dans les rues avoisinantes. "Ceux qui sont trop exposés au bruit peuvent souffrir de problèmes d’audition, d’insomnie, de problèmes d’apprentissage et de concentration et sont plus à risque de maladies cardiovasculaires. La pollution sonore est donc un problème de santé publique et la zone 30 est un levier important pour améliorer la situation", selon Marie Poupé, experte du son à Bruxelles Environnement.

Afin d’assurer le respect de la zone 30 et de garantir la sécurité routière, Bruxelles Mobilité réalisera également l’année prochaine de nombreux petits travaux d’infrastructure. En plus des radars, il y aura plus de coussins berlinois, des passages piétons surélevés et des voies plus étroites.

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