Le monde de la nuit demande à rouvrir sous conditions pour le 29 janvier

Les acteurs du secteur édictent que cette date représente un maximum, et non un minimum. Une réouverture qui serait cela dit limitée à certaines personnes.

Discothèque en Alsace
Discothèque à Altkirch, en Alsace, le 9 décembre 2021 @BelgaImage

Plusieurs acteurs du monde de la nuit signent vendredi une carte blanche demandant à ce que leur secteur puisse rouvrir ses portes le 29 janvier aux personnes vaccinées ou rétablies du Covid-19.

Un appel pour "faire entendre raison au fédéral"

Cette carte blanche se veut "une main tendue" envers les autorités politiques "dans le sens de la vaccination". Les discothèques, clubs et autres dancings ont dû fermer leurs portes voici trois semaines, une mesure sanitaire décidée par le Codeco dans le but d’enrayer la propagation du coronavirus en Belgique. Le secteur n’avait été autorisé à rouvrir qu’au mois d’octobre dernier, après avoir été fermé depuis mars 2020. Il n’a donc connu que huit semaines d’activité depuis le début de la pandémie.

Une cinquantaine d’opérateurs bruxellois, flamands et wallons sortent du bois vendredi pour "faire entendre raison au fédéral et rappeler l’urgence de la situation: il est grand temps de comprendre l’intérêt de nos secteurs, non seulement pour la santé mentale des jeunes mais également pour l’ensemble de notre écosystème, en tant qu’élément clé du rayonnement touristique, économique et culturel de toute nation moderne". Le secteur propose que seules les personnes pouvant prouver leur vaccination ou leur rétablissement du Covid-19 soient autorisées à rentrer dans les discothèques. Un test négatif ne suffirait donc plus.

"Nous demandons de pouvoir reprendre nos activités dès le 29 janvier 2022, au plus tard", plaide la carte blanche. "Il est capital de maintenir les aides financières, bien que trop souvent insuffisantes pour espérer sauver le secteur mais celles-ci ne retiendront plus longtemps les chefs d’entreprises de transformer leurs activités et les travailleurs de partir vers d’autres métiers", préviennent les signataires. "Ceci représenterait une perte irréversible pour le paysage culturel et festif national".

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