L’écart salarial hommes-femmes se réduit très (très) lentement

L’écart salarial entre travailleurs et travailleuses s’est réduit de 0,1% en un an, indique l'Institut pour l'égalité des femmes et des hommes.

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L’écart salarial entre femmes et hommes se réduit très lentement, a indiqué mardi l’Institut pour l’égalité des femmes et des hommes sur la base des données 2019 de l’Office national de sécurité sociale (ONSS). Il s’élève à 9,1%, contre 9,2% l’année précédente. Des mesures structurelles sont nécessaires pour l’éliminer, selon l’organisme public.

Sans correction pour la durée de travail, les femmes gagnaient en moyenne, en 2019, 22,7% de moins que les hommes contre 23,1% l’année précédente. L’emploi des femmes a davantage augmenté que celui des hommes et elles ont en outre été plus nombreuses à occuper un emploi à temps plein.

Augmenter les plus bas salaires

Le cas des ouvrières, un groupe vulnérable, est spécifique et nécessite des mesures structurelles, selon l’Institut. Leur salaire brut moyen est celui qui a le moins augmenté en 2019 et l’écart salarial, corrigé pour la durée de travail, a même légèrement augmenté en un an passant de 20,3% à 20,5% dans le secteur privé et de 9,7% à 10,1% dans le secteur public.

« C’est pourquoi l’Institut a soutenu l’idée qu’une partie de l’argent du Fonds de relance européen soit consacrée à ce groupe cible », explique Michel Pasteel, directeur de l’Institut pour l’égalité des femmes et des hommes.

Sensibiliser, rendre visible et prévenir les discriminations sur la base du sexe n’est aujourd’hui plus suffisant selon l’institut. « S’il y a beaucoup de travail à temps partiel dans un certain secteur, c’est peut-être parce que celui-ci est organisé en ce sens. Augmenter les bas salaires, les indemnités de déplacement, les compensations pour les horaires difficiles et peu favorables à la conciliation sont autant d’exemples d’une politique d’égalité entre les sexes attentive aux groupes les plus vulnérables. Le gouvernement doit également continuer à investir dans des services de garde d’enfants accessibles financièrement », a conclu M. Pasteel.

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