Une chercheuse thaïlandaise placée en centre fermé en arrivant en Belgique

Ses affaires lui ont été confisquées et s'est dite sidérée puisqu'elle a été invitée pour faire un court voyage en Belgique.

Office des étrangers à Bruxelles
Une personne devant le bâtiment de l’Office des étrangers, à Bruxelles le 27 novembre 2018 @BelgaImage

Une scientifique thaïlandaise qui se rendait samedi en Belgique dans le cadre d’une coopération entre les deux pays, a été placée en centre fermé à son arrivée au motif que son voyage était jugé "non essentiel", a indiqué dimanche soir la RTBF.

"Choquée"

Arrivée samedi vers midi à l’aéroport de Bruxelles-Zaventem, elle s’est vu confisquer ses papiers et son téléphone portable et a été placée en centre fermé. Il s’agissait d’une "visite d’une semaine sous l’égide de l’agence atomique, approuvée par l’agence fédérale nucléaire belge", a témoigné David Strivay, professeur en spectroscopie atomique et nucléaire de l’Université de Liège, qui devait accueillir la scientifique. "Je pensais que le vaccin était le seul problème (elle a reçu une dose du vaccin chinois Sinovac, non certifié par l’EMA, NDLR), mais la police des frontières m’a dit que ce n’était pas un problème de vaccin, mais que l’Office des Étrangers pensait que ce n’était pas un voyage essentiel".

Selon la porte-parole de l’Office des Étrangers, Dominique Ernould, contactée par la RTBF, l’absence d’une "attestation de voyage essentiel" serait un des motifs qui a justifié le refoulement, et la scientifique thaïlandaise aurait même été informée en amont de son voyage de l’impossibilité de venir en Belgique.

La chercheuse est depuis rentrée en Thaïlande, "choquée" qu’on lui ait "confisqué ses moyens de communication et qu’elle ait été considérée comme une criminelle alors qu’elle est venue dans les règles", a déploré David Strivay. Selon lui, il n’a pu avoir des nouvelles de la scientifique que le samedi vers 20h00, soit huit heures après son arrivée: "elle avait deux options: soit retourner immédiatement en Thaïlande, soit faire appel de la décision, avec l’aide d’un avocat, mais sans garantie".

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