250 millions d’euros d’aide pour les secteurs touchés par la crise

Vu la reprise de l'épidémie et le renforcement de certaines mesures sanitaires, le gouvernement a prolongé certaines aides en y ajoutant quelques nouvelles.

250 millions d’euros d’aide pour les secteurs touchés par la crise
Le vice-Premier ministre, PIerre-Yves Dermagne. (@Belga Image)

Alors que le monde entier attend la fin de la pandémie, histoire de ranger nos masques pour de bon, une reprise de la pandémie et des mesures sanitaires renforcées ne font rire personne. En particulier, de nombreuses entreprises, parfois des secteurs d’activités entiers, qui ne peuvent pas travailler ou très difficilement en respectant les règles.

Puisque le Codeco a du resserrer la vis à nouveau, ces sociétés concernées se demandaient si le Gouvernement allait leur apporter de l’aide, plus que jamais nécessaire pour certaines.

Comme le rapporte La Libre, c’est bel et bien le cas. Vendredi, le comité ministériel a discuté d’une série de mesures d’aide, certaines déjà bien connues et d’autres nouvelles, pour un budget total de 250 millions d’euros environ.

Prolongations

Parmi les aides prolongées, on retrouve sans surprise le chômage temporaire, qui pourra être demandé en cas de quarantaine d’un enfant. " Il aurait été inconscient de ne pas prolonger son effet bouclier alors que la crise est encore très présente. Le chômage temporaire corona continuera à protéger le travailleur d’un licenciement et agira contre les faillites en cascade ", a expliqué le vice-Premier ministre Pierre-Yves Dermagne (PS), au quotidien, dans un communiqué.

Ensuite, les secteurs forcés de s’arrêter comme une partie de la culture, les boites, clubs, discothèque ou l’évènementiel pourront compter sur le droit passerelle, sur le double même en cas de fermeture complète.

Les autres sociétés pourront le demander aussi si leur chiffre d’affaire a pris un sacré coup. Pour clea il faudra comparer les CA de novembre 2019 et 2021. Si la différence est de 40% ou plus, le droit passerelle sera accordé. Auparavant, la limite était à 65% et elle a été baissée dès ce mois de décembre pour aider les restaurants, bars, cafés et hôtels.

Les indépendants devant s’arrêter de travailler pour maladie, la leur ou celle d’un enfant, pourra aussi recevoir cette aide. En ce qui concerne les artistes, ces derniers pourront cumuler droits d’auteur et chômage sans limite.

Les nouveautés

A ces aides déjà pérennes, s’ajoutent de nouvelles. Une baisse de la TVA à 6% a été longtemps débattue, mais n’a finalement pas été validée. Par contre, elle passe bien de 21 à 6 sur les masques et les gels.

Les revenus modestes et autres bénéficiaires d’aides n’ont pas été oubliés. Ceux qui vivent avec le revenu minimum d’insertion ou avec l’aide de l’allocation Grapa recevront une prime mensuelle de 25€. Les CPAS bénéficient aussi désormais d’un trimestre supplémentaire pour utiliser les subsides reçus.

Les secteurs forcés à fermer auront moins de cotisations ONSS à payer. C’était déjà le cas avant et cela continue et cela pourra même être prolongé après le premier trimestre 2022.

On sait que toutes ces aides ont été décidées et validées, mais elles doivent encore devenir des lois ou des arrêtés. Ce qui ne tardera pas puisqu’elles seront d’application au premier trimestre 2022.

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