Sondage: le PS "grimpe en flèche" en Wallonie mais chute à Bruxelles

Le PTB reste stable à la 2e position en Wallonie alors qu'à Bruxelles, trois partis se disputent le podium.

Paul Magnette à Louvain-la-Neuve
Le président du PS, Paul Magnette, le 30 septembre 2020 à Louvain-la-Neuve @BelgaImage

Le PS gagne du terrain en Wallonie mais dégringole dans les intentions de vote à Bruxelles, où il n’est plus pointé qu’à la troisième place, loin derrière Ecolo et le MR, indique un sondage publié vendredi soir par RTL-Ipsos-Le Soir.

Un bilan plus mitigé en sièges

À Bruxelles, le PS, empêtré dans le dossier des taxis et LVC (location de véhicule avec chauffeur), paie le prix fort de cette crise, avec un recul d’environ trois points par rapport à la vague de sondage de septembre. Et un recul d’environ cinq points par rapport à son score des dernières élections. Il se situe, dans les intentions de vote, en troisième position, derrière Ecolo et le MR. Quant au cdH, il se hisse, dans ce Grand Baromètre, juste au-dessus du seuil électoral, avec 5,2% des intentions de vote. Mais les marges d’erreurs sont importantes à Bruxelles, rappellent en commentaire la chaîne privée RTL et le journal ‘Le Soir’.

En Wallonie, deux des trois partis francophones participant au pouvoir au fédéral, mais aussi en Région et à la Fédération Wallonie-Bruxelles – le MR et le PS – semblent avoir le vent en poupe. C’est le cas du MR qui passe de 20,3 à 22,3% dans les intentions de vote, mais surtout du PS "qui grimpe en flèche", de 21,4 à 24,9%, un score qui était déjà le sien en juin dernier.

En sièges, le résultat est plus mitigé: les libéraux en gagneraient deux alors que les socialistes en perdraient deux, sans doute en faveur du PTB qui en gagne trois par rapport au scrutin de mai 2019. Le PTB se maintient au-dessus de la barre des 18% d’intentions de vote, alors que le cdH, lui aussi dans l’opposition à tous les niveaux de pouvoir, plonge sous la barre symbolique des 10%, à 8% à peine. Quant à Ecolo, lui aussi associé à toutes les majorités, il stagne et affiche même un recul au sud du pays: 15,5% contre 16,7% lors du précédent sondage.

Au hit-parade des personnalités, la ministre des Affaires étrangères (et ex-Première ministre) Sophie Wilmès reprend la première place à Alexander De Croo, avec 61% d’opinions favorables (contre 54% à l’actuel Premier ministre) et 41% pour le président du PS, Paul Magnette.

Les nationalistes et les socialistes flamands en forme

En Flandre, le Vlaams Belang est toujours le premier parti et reprend sa marche en avant, recueillant 24,5% des intentions de vote. Le parti d’extrême droite améliore ainsi son résultat de 0,9 point par rapport au dernier sondage similaire, en septembre dernier, et de 5,8 points par rapport au scrutin régional de mai 2019. Cette progression ne s’effectue pas au détriment de la N-VA, puisque les nationalistes dirigés par Bart De Wever enregistrent une légère hausse par rapport à la rentrée: 21,6% (+0,4 point), tout en restant en deçà de leur performance électorale de mai 2019, quand ils avaient capté 25,5% des suffrages correctement exprimés.

L’autre grand gagnant du dernier trimestre 2021 en Flandre, c’est Vooruit. Les socialistes flamands passent de 12,3% à 13,9% en trois mois. La hausse est plus spectaculaire encore par rapport aux dernières élections, où ils avaient obtenu 10,8% des voix. Un succès que l’on peut attribuer à l’image positive du ministre fédéral de la Santé, Frank Vandenbroucke, en pleine crise sanitaire. Au nord du pays, il recueille 51% d’opinions favorables (+ 4 points), alors que son président de parti, Conner Rousseau (51%, +2), le talonne sur le podium.

Le CD&V recule aussi dans les intentions de vote, à 10;7%, contre 12,6% dans le dernier sondage, en baisse par rapport au résultat des élections de mai 2019, quand les chrétiens-démocrates avaient obtenu 14,2% des suffrages. Quant au PTB-PVDA, il progresse de 7,7% en septembre à 8,9% en ce mois de décembre.

Ce sondage a été réalisé du 1er au 8 décembre, auprès de plus de 2.300 Belges représentant un "échantillon représentatif" de la population. Les marges d’erreur se situent autour de 3% en Flandre et en Wallonie, 4,5% à Bruxelles.

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