Engie: "impossible" d’assurer le prolongement de Doel 4 et Tihange 3

Le groupe industriel explique pourquoi il s'oppose à cette hypothèse récemment mise sur la table par des responsables politiques.

Centrale nucléaire de Tihange
La centrale nucléaire de Tihange le 31 août 2020 @BelgaImage

Engie, l’exploitant des centrales nucléaires en Belgique, juge "impossible" d’assurer le prolongement des réacteurs de Doel 4 et Tihange 3 en 2025, qui sont les plus jeunes du pays. L’entreprise l’a exprimé dans un courrier envoyé au Premier ministre Alexander De Croo, que Belga a pu consulter.

"Plus d’autres options que d’engager le déclassement progressif"

"Certains évoquent la possibilité d’une extension de courte durée dont la préparation pourrait être beaucoup plus rapide. Une telle décision n’aurait pas de précédent et il n’existe pas aujourd’hui de cadre réglementaire ni technique pour la réaliser. Au total et dans ce contexte, Engie considère qu’il n’y a plus d’autres options que d’engager le déclassement progressif des tranches nucléaires que nous exploitons", détaille Engie.

Dans ce même courrier, Engie fait part de ses inquiétudes concernant "les difficultés rencontrées pour obtenir le permis régional environnemental de la centrale (au gaz) de Vilvorde". "Nous restons déterminés à réaliser ce projet très compétitif, avec un impact environnemental réduit au minimum. Nous comptons lancer au plus vite une nouvelle demande de permis", ajoute l’exploitant.

Cette nouvelle unité fait partie du Mécanisme de Rémunération de Capacité (CRM) mais son permis a été refusé par la ministre flamande de l’Environnement, Zuhal Demir (N-VA). Certains ministres ont demandé la semaine dernière un "plan B" en cas d’impossibilité de mettre en œuvre le projet de Vilvorde. L’autre projet retenu, celui des Awirs, en province de Liège, fait l’objet d’un recours au Conseil d’État.

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