Un activiste belge victime du logiciel espion Pegasus

Son téléphone a été pris pour cible mais un indice crucial lui a rapidement fait comprendre ce qui était en train de se passer.

Smartphone et NSO
Smartphone avec le site de NSO, la société à l’origine du logiciel espion Pegasus @BelgaImage

Amnesty International a décelé des traces d’infection par le logiciel espion Pegasus dans l’Iphone d’un activiste belge militant pour la cause du Sahara occidental, rapporte Le Soir et Knack mercredi.

Quatrième victime belge de Pegasus

Le Belge El Mahjoub Maliha (36), domicilié à Tessenderlo (Limbourg), avait été interpellé début novembre par le comportement suspect de son iPhone. Un courriel du secrétariat d’État des États-Unis s’était affiché dans la boîte de réception de son iPhone comme «lu» alors qu’à peine reçu. «Ça s’est passé très vite, je n’avais pas eu le temps de lire ce message qu’il avait déjà changé de couleur», explique-t-il. «J’ai tout de suite pensé à un logiciel espion».

Spontanément, il a contacté le laboratoire d’Amnesty International, transmettant une copie du contenu de son téléphone. Des «traces de processus malveillants identifiés comme étant liés à Pegasus» ont été découvertes dans la mémoire de l’appareil, elles datent de janvier, mars, avril, mai et juin 2021. El Mahjoub Maliha est donc la quatrième victime belge connue de Pegasus, logiciel espion développé et vendu par la firme israélienne NSO Group, qui s’impose dans les téléphones portables, que ce soit sous iOS ou Android.

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