Télétravail obligatoire : une fausse bonne idée, selon la FEB et l’UCM

L'organisation des employeurs belges s’est dit déçue à l'issue du Comité de concertation (Codeco) de la décision de réinstaurer le télétravail obligatoire. Même son de cloche chez l’Union des classes moyennes.

télétravail obligatoire FEB UCM
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« Nous ne sommes pas opposés au télétravail en soi et à son application maximale là où cela est possible, mais bien à l’approche unique d’une obligation partielle. L’impact sur le nombre de contaminations sera négligeable parce que le télétravail est déjà la norme et que le lieu de travail reste soumis aux nombreuses mesures du Guide générique. Par contre, un régime obligatoire générera de nombreux problèmes organisationnels pour les employeurs et un outil d’enregistrement entraînera une charge administrative inutile », estime la FEB.

« L’introduction du télétravail partiel obligatoire n’apportera qu’un faible gain sanitaire, mais elle débouchera assurément sur un système d’enregistrement kafkaïen qui ne contribuera en rien à la lutte contre la pandémie. Continuer à miser sur la vaccination, le port du masque, la distanciation, la ventilation aura en revanche un impact beaucoup plus important à très court terme. Ce qu’il faut ensuite, c’est une accélération de la troisième dose, un débat sur la vaccination obligatoire à l’avenir et une utilisation adaptée et plus efficace du CST, y compris sur le lieu de travail », conclut Pieter Timmermans, CEO de la FEB.

Gestion du personnel « très compliquée« 

« Le télétravail est imposé quatre jours par semaine pendant trois semaines, puis trois jours par semaine. La gestion du personnel est évidemment très compliquée avec ce système de yoyo. Dans les très petites structures, interdire sans discernement la présence des collaborateurs dans l’entreprise peut paralyser le fonctionnement », a réagi l’UCM à l’issue du Comité de concertation (Codeco) mercredi.

« Les patrons de PME sont à même d’assurer la sécurité de leur personnel, sans recourir à un équipement coûteux comme cela semble envisagé », estime l’UCM.  L’organisation d’indépendants francophones salue néanmoins la décision de généraliser la troisième dose de vaccin.

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