Grève de la police: " nous sommes victimes d’un règlement de compte politique "

Invité sur DH Radio ce mardi matin, Vincent Gilles, président du SLFP Police, n'a pas caché sa colère après leur désaccord avec la ministre de l'Intérieur Annelies Verlinden.

des policiers bientôt en grève
@ BelgaImage

Sur les ondes de DH Radio, notre invité est revenu sur la grogne de la police. Pour rappel, les polices locales mais aussi fédérales, ont introduit un préavis de grève de front commun du 1er décembre 2021 au 31 janvier 2022. Les 185 zones de police du pays sont donc bel et bien concernées par ce mouvement de grève. En faute, un désaccord entre la police et la ministre de l’Intérieur Annelies Verlinden à propos d’une revalorisation des policiers, qui n’ont pas eu d’augmentation de leur barème depuis 2001.

D’emblée, Vincent Gilles a évoqué les relations qu’il entretenait avec la ministre CD&V et son cabinet. « Elles sont extrêmement mauvaises. Au fil des mois qui viennent de se dérouler, elle a inscrit elle-même les négociations et a offert beaucoup d’espoir. Et depuis février, elle est en train de tuer cet espoir. Dans l’accord de gouvernement, il est inscrit qu’il faut améliorer l’attractivité du métier de policier. Cela passe donc par les barèmes. Actuellement, un policier sortant de l’académie touche 1500-1550 euros net, hors primes. Nous voudrions avoir 1650 euros. »

Pour le Président du SLFP Police, les raisons de ce manque d’augmentation des barèmes policiers n’est pas essentiellement budgétaire. Il estime que les policiers sont plutôt les « victimes d’un règlement de compte politique ». « Nous ne comprenons pas que madame Verlinden soit abandonnée par son parti et se retrouve obligée de nous dire qu’elle n’ait pas le moindre euro pour nous. »

Vincent Gilles estime qu’Annelies Verlinden n’est pas assez puissante en tant que ministre de l’Intérieur: « Nous lui avons d’ailleurs dit lors de notre première rencontre qu’elle n’était que ministre de l’Intérieur et pas vice-Première », poursuit-il.

Grève en décembre

Pour se faire entendre, les policiers comptent bien mener leurs actions de grève à partir du 1er décembre. « Cela pourrait même commencer plus tôt. Il y aura un service minimum qui devra être rempli mais on ne peut pas interdire aux policiers et policières de faire grève », confie encore Vincent Gilles.

Comme tous les invités d’Il faut qu’on parle, Vincent Gilles a pu octroyer un carton rouge et un carton vert. « Le premier est adressé à madame Verlinden, de manière indubitable. Le second pour Marc De Mesmaeker, le commissaire général de la police fédérale qui est enfin sorti du bois en mettant les problèmes sur la table », a répondu Vincent Gilles.

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