Vers un confinement ou pas? Van Gucht fait la part des choses

Le virologue a émis un avis sur les semaines à venir, notamment dans la perspective des fêtes de fin d’année.

Vers un confinement ou pas? Van Gucht fait la part des choses
Le virologue Steven Van Gucht le 24 septembre 2021 à Denderleeuw @BelgaImage

Les chiffres épidémiologiques révélés ce vendredi matin restent mauvais. Entre le 26 octobre et le 1er novembre, il y a eu une hausse de 13% des contaminations par rapport à la semaine précédente, de 33% des admissions en hôpital et on compte désormais une moyenne de 21,4 morts par jour. Dans ce contexte, le virologue Steven Van Gucht a été interrogé par VTM Nieuws sur la possibilité d’un nouveau confinement, notamment pour certains secteurs comme l’horeca. S’il se veut assez optimiste sur le sujet, il ne serait pas impossible que des mesures doivent être prises à plus ou moins long terme.

Privilégier une «une voie calme et progressive»

À propos d’un éventuel confinement, Steven Van Gucht répond qu’il «ne pense pas que cela sera encore nécessaire». «Vous pouvez aborder cela d’une autre manière, par exemple en utilisant des masques et peut-être en introduisant le principe de distanciation sociale ici et là. Si nous sommes plus prudents, alors nous nous en sortirons et il ne sera pas nécessaire de procéder à des fermetures», estime-t-il. Il ne se montre donc pas favorable à un confinement court et sévère. «Il vaut mieux choisir une voie calme et progressive».

S’il est si optimiste, c’est que les vaccins anti-Covid permettent bel et bien de limiter les hospitalisations et les décès à des niveaux inférieurs à ceux des vagues précédentes, malgré le haut nombre de contaminations. Interrogé sur la présence de personnes vaccinées à l’hôpital, Steven Van Gucht se montre rassurant. «Les vaccins font exactement ce à quoi nous nous attendions. Ils protègent raisonnablement bien contre l’infection, beaucoup mieux contre l’hospitalisation et contre l’admission aux soins intensifs. Mais la protection n’est pas à 100%. Cela signifie qu’il arrive parfois que des personnes tombent gravement malades, malgré la vaccination», a-t-il déclaré.

Le virologue se révèle toutefois plus prudent à propos de ce qui pourrait arriver lors des fêtes de fin d’année. «Cela dépendra des chiffres. Les personnes dont la santé est fragile et qui fêteront Noël et le Nouvel An devront également faire l’objet d’une attention particulière. Peut-être que nous devrons nous adapter un peu à cela. C’est juste un peu trop tôt pour dire ‘tout à fait normal’, mais Noël sera beau et certainement plus beau que l’an dernier».

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