Les habitants d’une rue belge subitement taxés jusqu’à 15.000€ en plus

Choqués, ces Belges surtaxés contestent cette décision administrative qu’ils jugent incohérente.

Les habitants d’une rue belge subitement taxés jusqu’à 15.000€ en plus
@BelgaImage

La Kastanjeboomstraat est une rue tranquille et campagnarde à Zwevegem, en banlieue de Courtrai. Mais dernièrement, une quinzaine de ses habitants ont eu une très mauvaise surprise dans leurs boîtes aux lettres. Ils doivent se soumettre à un prélèvement fiscal supplémentaire de plusieurs milliers d’euros, voire 15.000€ pour les plus malchanceux. Depuis, c’est l’incompréhension et la zizanie dans le quartier. La cause de leurs soucis: la requalification de la zone où ils habitent.

Quand la campagne devient soudainement la ville

À l’origine, cette rue était placée en zone agricole ou industrielle, les maisons étant cernées par des champs. En 2020, l’administration décide de changer cela pour en faire une zone résidentielle. Mécaniquement, le prix des terrains a flambé et cette année, les habitants ont découvert avec stupeur que cela les exposait à une taxe supplémentaire.

Pour les personnes concernées, cela ne se justifie pas. Comme l’explique l’un d’entre eux à la VRT, certains habitent là depuis des décennies. Et d’un coup, ils devraient payer des milliers d’euros pour s’être installé là, parfois il y a 50 ans. Bien décidés à ne pas se laisser faire, ils ont interpellé la commune pour être exemptés de cette mauvaise surprise.

Selon les premiers éléments, un imbroglio administratif pourrait être la cause de tous ces problèmes. La nouvelle qualification de la zone a bien été décidée mais sans prendre en compte l’ancienneté des maisons présentes dans cette rue. Les services communaux de Zwevegem demandent aujourd’hui aux personnes concernées de ne pas payer la taxe dans l’immédiat et d’attendre que la lumière soit faite sur cette affaire. D’ici là, les habitants doivent quand même faire attention. S’ils ne contestent pas officiellement ce prélèvement fiscal d’ici fin janvier, ils devront mettre la main à la poche.

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