Le métro bruxellois à nouveau au ralenti: ce qui est prévu ce jeudi

Pour la deuxième journée consécutive, il faudra prendre son mal en patience afin de pouvoir prendre le métro dans la capitale.

Le métro bruxellois à nouveau au ralenti: ce qui est prévu ce jeudi
La station de métro De Brouckère, le 24 septembre 2021, à Bruxelles @BelgaImage

Comme la veille, les métros dans la capitale circulent au ralenti jeudi matin sur toutes les lignes, à savoir M1, M2, M5, M6, fait savoir la société bruxelloise de transport public (STIB) à l’aube.

Une action syndicale est en cause, communique la société de transport en commun dans un message posté sur Twitter à 05h45. La STIB précise toutefois que les bus et trams roulent normalement.  L’action de mercredi avait été entreprise par le syndicat libéral CGSLB, mais les syndicats chrétien et socialiste CSC et CGSP s’en étaient distancié.  La STIB avait fustigé une action «totalement irresponsable en période de corona».  Une réunion entre la direction et le syndicat devait avoir lieu mercredi.

Sur le tronçon commun des lignes de métro 1 et 5, le temps d’attente entre deux métros était de trois minutes vers 07h30 et de six minutes sur le reste des lignes. En temps normal, en pleine heure de pointe, un métro circule toutes les 2,5 minutes sur le tronçon commun et six minutes sur le reste des lignes. Sur les lignes 2 et 6, le temps d’attente s’étire sur six minutes également.

La direction et le syndicat libéral se rencontrent à nouveau ce jeudi, alors que le dialogue semble dans l’impasse. «Une réunion de concertation en vue d’un protocole d’accord était déjà prévue ce jeudi avec le front commun syndical, avant même l’action de mercredi», a ajouté la porte-parole An Van Hamme. La CGSLB, qui a introduit un préavis d’actions le 14 octobre, dit relayer «les inquiétudes du personnel face à l’insuffisance des moyens humains et matériels pour assurer des transports en commun de qualité aux usagers». Le syndicat avait annoncé la semaine dernière prendre «toutes les mesures nécessaires» pour que soient entendues ses revendications sur des questions, notamment, de bien-être et de sécurité des travailleurs. De leur côté, les syndicats chrétien et socialiste ne suivent pas ce mouvement et dénoncent, dans le chef de la CGSLB, une action intéressée visant à obtenir un délégué permanent supplémentaire.

La direction soulignait mercredi n’avoir «jamais fermé la porte au dialogue» et s’étonnait de cette action, tout en la déplorant. «Entasser les voyageurs en heure de pointe, ce n’est pas idéal», alors que les indicateurs de l’épidémie de coronavirus repartent à la hausse, concluait-elle.

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