Réunion gouvernementale d’urgence sur l’affaire des bars ixellois

Les ministres impliqués ont notamment décidé d’accélérer la mise en place de certaines mesures prévues pour lutter contre les violences sexuelles.

Réunion gouvernementale d’urgence sur l’affaire des bars ixellois
Manifestation pour dénoncer les violences sexuelles au cimetière d’Ixelles, le 14 octobre 2021 @BelgaImage

Les cabinets du ministre de la Justice Vincent Van Quickenborne, de la ministre de l’Intérieur Annelies Verlinden et de la secrétaire d’État à l’Égalité des genres Sarah Schlitz ont discuté de la violence sexuelle ce mercredi. Les rapports d’abus dans un certain nombre de bars bruxellois en étaient la raison.

Une réunion «très constructive»

Après les témoignages de certaines femmes qui ont été droguées dans deux cafés d’Ixelles puis auraient été violées par un barman, les histoires d’abus dans les bars de la capitale continuent de circuler. Celles-ci sont partagées via la page Instagram ‘@balance_ton_bar’. À la suite de cette affaire, une réunion d’urgence a eu lieu mercredi après-midi à l’initiative de la secrétaire d’État à l’Égalité des genres Sarah Schlitz (Ecolo). Ce fut une réunion «très constructive», a déclaré Schlitz mercredi soir. Les trois politiciens partagent le même sentiment d’urgence, semble-t-il.

Un plan national de lutte contre les violences sexuelles est toujours en cours d’élaboration, mais entre-temps, Van Quickenborne, Verlinden et Schlitz ont déjà convenu d’introduire certaines mesures plus rapidement. Il s’agit d’une collecte plus efficace des preuves dans les cas de violences sexuelles, d’une plus grande visibilité pour les centres de soins pour violences sexuelles (ZSG) et d’une meilleure prise en charge des victimes.

Par ailleurs, les trois souhaitent mettre en place un projet pilote pour lutter contre le «chiffre noir», autrement dit le nombre de viols qui ne sont pas dénoncés à la police. La différence entre le nombre de témoignages apparus sur internet ces derniers jours et les chiffres des forces de l’ordre et des centres de soins après violences sexuelles est considérable.

Auparavant, il avait été décidé d’ouvrir deux centres de soins supplémentaires pour violences sexuelles, en plus des centres existants à Bruxelles, Liège et Anvers. Les deux nouveaux centres seront situés à Anvers et Charleroi et ouvriront en novembre. De nouveaux centres de soins seront ajoutés au cours de l’année prochaine, principalement en Flandre occidentale.

En outre, le droit pénal sexuel est en cours de réforme. Ce texte du ministre Van Quickenborne est devant la Chambre et, entre autres, introduit explicitement la notion de «consentement» pour les actes sexuels. Il est également précisé que cela n’équivaut pas à l’absence de résistance. En outre, la définition du viol sera également élargie.

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