Ruée sur les tests dans les pharmacies bruxelloises à cause du Covid Safe Ticket

Certains pharmaciens se plaignent de demandes excessives, y compris en pleine nuit.

Ruée sur les tests dans les pharmacies bruxelloises à cause du Covid Safe Ticket
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Il est 2-3 heures du matin et alors que les pharmacies sont fermées depuis belle lurette, il arrive ces jours-ci que leurs téléphones sonnent plusieurs fois. Au bout du fil, une même demande: faire un test antigénique rapide. C’est le genre de scène qui a tendance à se répéter à Bruxelles depuis l’entrée en vigueur du Covid Safe Ticket (CST), constatent la RTBF et RTL Info. Car pour tous ceux qui ne sont pas vaccinés ou récemment rétablis du Covid-19, il faut obligatoirement passer par là pour avoir accès à toute une série d’établissements. Certains n’hésitent même pas à se rendre à la porte de la pharmacie en pleine nuit pour avoir le fameux test, selon les témoignages recueillis. Aujourd’hui, les pharmaciens ne savent parfois plus où donner de la tête.

Une grosse surcharge de travail

La RTBF donne ainsi l’exemple d’une pharmacie du centre-ville de la capitale qui doit gérer des dizaines d’appels pour des tests antigéniques. Le pharmacien de garde ne cesse de renvoyer vers ses collègues «et vraiment en dernière minute, soit pour voyager, soit pour sortir où se rendre à des événements». «L’ouverture des pharmacies la nuit est un service pour venir en aide aux personnes ayant des maladies sévères, des personnes qui en ont besoin ou qui sortent de l’hôpital. Certains individus nous prennent pour un magasin tout simple», s’indigne-t-il.

Idem pour la pharmacie d’Ingrid Bracke, du côté du Cinquantenaire. «Il y a des urgences comme une personne qui doit partir car il y a un décès par exemple. On peut comprendre ces situations-là, mais c’est vrai que pour aller en boîte ça ne nous fait pas trop rigoler de faire des tests antigéniques. Ce n’est pas une urgence et les gens peuvent s’y prendre le samedi matin quand l’équipe complète est là», rappelle-t-elle, en ajoutant qu’il devient difficile pour elle de jongler entre ces demandes liées au CST et ses autres clients.

Il faut dire que pour faire ces tests, les pharmaciens doivent prendre mille précautions: se laver les mains, mettre surblouse, masque FFP2, visière, etc. Et quand cela devient extrêmement répétitif, c’est difficilement gérable. Les pharmaciens demandent donc à ce que les clients soient prévoyants et à ce qu’ils comprennent la difficulté de répondre à la demande.

La même situation s’était déjà produite auparavant en France, où le pass sanitaire est exigé depuis l’été dernier. Les médias d’Outre-Quiévrain faisaient alors état de véritables files d’attente devant certaines pharmacies, surtout que certains n’avaient pas eu le temps de recevoir leurs deux doses de vaccin à l’époque, même en se faisant vacciner le plus vite possible. Depuis ce 15 octobre, les tests ne sont plus gratuits dans l’Hexagone. En Belgique, un test PCR coûte environ 40-50 euros. Quand au test antigénique en pharmacie, son prix est établi aux alentours de 27 euros l’unité.

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