Des engagements prévus pour faire face au nouvel afflux de réfugiés

Pour accélérer les nombreuses procédures de demandes d'asile, le Commissariat général aux réfugiés et aux apatrides devrait engager du personnel dans les prochains mois.

Des engagements prévus pour faire face au nouvel afflux de réfugiés
Le commissaire général aux réfugiés et aux apatrides, Dirk Van den Bulck, (@Belga Image)

Le commissaire général aux réfugiés et aux apatrides, Dirk Van den Bulck, reconnaît qu’une nouvelle crise de l’asile se profile, mais il estime qu’il est encore trop tôt pour parler de grande crise. Interrogé sur Radio 1 sur la grève au centre de demandeurs d’asile Petit-Château à Bruxelles, il a confirmé que le nombre de demandes était en hausse en Belgique et dans d’autres pays et qu’il y avait un manque de places.

Des engagements sont en cours afin d’accélérer les procédures. Mais cela demande du temps, selon le commissaire général, probablement plusieurs semaines et mois.

Cela ne peut se faire sans l’application effective des accords de Dublin, qui imposent de traiter la procédure de certains demandeurs d’asile en fonction du pays de l’Union européenne où ils arrivent en premier lieu. Selon M. Van den Bulck, les mouvements migratoires secondaires sont en forte augmentation.

Le secrétaire d’Etat à l’Asile et à la Migration, Sammy Mahdi, souligne qu’il faut agir afin d’empêcher les réfugiés déjà reconnus dans un autre Etat membre d’à nouveau demander asile ailleurs dans l’Union. « Cela sape vraiment notre système d’asile. C’est complètement illogique que des gens qui soient reconnus ailleurs et donc en sécurité, introduisent une nouvelle procédure d’asile et doivent à nouveau automatiquement être accueillis. Les places d’accueil doivent être réservées à ceux qui en ont besoin« , explique M. Mahdi.

En 2019 et 2020, 1.829 personnes ont introduit une demande d’asile (en Belgique) alors qu’elles étaient reconnues ailleurs, dans un autre Etat membre. En 2021, ce nombre s’élevait déjà à 1.034 personnes sur les neuf premiers mois de l’année. Ces réfugiés sont en sécurité ailleurs et y ont obtenu un statut. S’ils poursuivent leur périple vers un autre pays, ils ont tout de même droit, selon la législation européenne, à un accueil s’ils introduisent une demande d’asile. Le secrétaire d’Etat soutient les propositions du Pacte européen sur la migration pour régler une telle « ‘anomalie ».

Dirk Van den Bulck rejette par contre l’hypothèse de voir affluer de nombreux migrants afghans. « Aucun fait ne permet de dire que nous allons faire face à une migration massive ». De nombreuses personnes ont été déplacées dans ce pays au premier semestre en raison des combats entre l’armée et les talibans mais ces affrontements sont terminés. Il y a bien un risque de persécutions, mais il ne s’agit que d’un groupe limité. La plupart des Afghans vivant à la campagne ne voient plus de combats, expose M. Van den Bulck.

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