Coronavirus : plus de "gagnants" face à la crise parmi les entreprises belges que dans la moyenne de l'Union européenne

Dans l'UE, la part de ces entreprises "gagnantes" est de 33% et elle atteint environ 40% aux Etats-Unis, un pourcentage similaire à celui de la Belgique.

Les entreprises belges ont résisté à la crise
entreprise ©Unsplash

Les entreprises ont finalement mieux résisté que prévu à la pandémie et la Belgique compte, après la crise Covid, davantage d'entreprises "gagnantes" que dans la moyenne de l'Union européenne, selon un sondage réalisé par la Banque européenne d'investissement (BEI).

La BEI et la Banque nationale de Belgique (BNB) ont présenté les résultats de cette enquête annuelle au cours d'une conférence à Bruxelles. Le sondage a été réalisé auprès de plus de 12.000 entreprises dans l'UE, dont 482 en Belgique, ainsi qu'auprès de 800 entreprises aux Etats-Unis.

Il en ressort que 40% des entreprises belges indiquent ne pas avoir enregistré de baisse de chiffre d'affaires durant les années de pandémie 2020-2021.

En outre, les investissements des entreprises reprennent. Davantage de firmes belges disent investir, en comparaison avec l'année précédente, mais le niveau de 2019 n'est pas encore atteint.

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Le vice-président de la BEI, Kris Peeters, ancien ministre au gouvernement fédéral et ancien ministre-président flamand, a également souligné que 42% des entreprises belges ont investi dans l'amélioration de leur efficacité énergétique. La flambée des coûts énergétiques sont devenus un caillou dans la chaussure de nombreuses entreprises. "Le choc du prix de l'énergie me fait penser aux chocs pétroliers des années '70", a commenté Kris Peeters. "La production énergétique aux USA et dans l'UE était alors très dépendante des importations pétrolières. Beaucoup de pays ont fini en récession mais on avait également augmenté l'efficacité énergétique. On voit aujourd'hui les mêmes développements".

Enfin, 53% des entreprises belges indiquent commencer à ressentir les conséquences des conditions météorologiques sur leur activité. Plus souvent qu'ailleurs dans l'UE, les entreprises belges ont une stratégie pour s'adapter aux risques physiques (19% en Belgique, 14% dans l'UE) ou ont investi dans des solutions visant à prévenir ou à diminuer leur exposition à ce type de risques (26% en Belgique, 20% dans l'UE).

"La transition vers une économie plus résiliente nécessite des réformes structurelles accompagnées d'investissements productifs. En Belgique, la transition devra se faire dans le contexte d'une dette publique élevée et d'un déficit budgétaire important, assortis de pressions en matière de compétitivité internationale, d'un marché du travail relativement rigide et du vieillissement de la population", constate pour sa part le gouverneur de la BNB. Pour Pierre Wunsch, "cette situation souligne la nécessité de rationaliser les dépenses publiques actuelles, de recenser clairement les besoins d'investissement spécifiques et de rechercher des synergies entre les investissements publics et privés."

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