Procès des attentats à Bruxelles : les victimes seront entendues à partir de la mi-février

Une fois les juges d'instruction et enquêteurs entendus, ce sera au tour des parties civiles, et donc des victimes, de venir témoigner à la barre.

Procès des attentats de Bruxelles ©BelgaImage
Procès des attentats de Bruxelles ©BelgaImage

La présidente de la cour d'assises chargée de juger les attentats à Bruxelles du 22 mars 2016 a donné mercredi un aperçu provisoire de l'horaire du procès pour les mois à venir. Une fois les juges d'instruction et enquêteurs entendus, ce sera au tour des parties civiles, et donc des victimes, de venir témoigner à la barre. Ce n'est qu'après cela, à la mi-mars, que les accusés seront interrogés.

Selon la projection actuelle, les enquêteurs et juges d'instruction seront entendus jusqu'au 30 janvier. Cinq jours d'audience sont ensuite réservés pour les questions éventuelles des différentes parties à ces témoignages. Celles-ci ne peuvent intervenir avant. À partir du lundi 13 février et jusqu'au jeudi 9 mars, les parties civiles prendront la parole.

Les victimes viendront témoigner de ce qu'elles ont vécu. La cour prendra d'ailleurs contact avec elles pour leur communiquer les nouvelles dates pour leurs témoignages. "Et on fera en sorte de ne plus les modifier", a glissé la présidente de la cour, Laurence Massart. Certains avocats de la partie civile avaient en effet regretté le changement d'horaire annoncé lors de l'audience de mardi, estimant que la situation des victimes avait été peu prise en compte dans ces modifications organisationnelles.

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"Les victimes se préparaient déjà psychologiquement à leurs témoignages", a commenté à ce propos, mercredi matin, Philippe Vansteenkiste, le président de l'association de victimes V-Europe. "Nous avons eu une grande réunion samedi dernier pour préparer les victimes. Elles avaient beaucoup de questions, étaient anxieuses de savoir comment cela allait se passer."

Selon lui, que les victimes doivent maintenant attendre plus longtemps pour témoigner est une déception et pourrait causer des problèmes pratiques. Philippe Vansteenkiste a toutefois précisé respecter la décision de la présidente. "Nous ne savons pas quand la procédure de référé sera terminée et ils peuvent encore faire appel. C'est une situation difficile", a-t-il reconnu, évoquant toutefois un "chantage" de la part des accusés. On fait toujours des comparaisons avec le procès de Paris mais, là aussi, il a fallu du temps pour que l'atmosphère se calme, a tenu à souligner le président de V-Europe.

À noter qu'une semaine de suspension des audiences est prévue lors de la première semaine du congé de détente (Carnaval). Ce n'est qu'à partir du lundi 13 mars que commencera l'interrogatoire des accusés. Il devait initialement débuter ce mercredi matin mais a finalement été reporté en raison de la procédure en référé entourant les conditions de transfert des détenus accusés de la prison de Haren au Justitia, non loin de là, où a lieu le procès.

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