Rentrée des classes: nouveau calendrier, réel casse-tête

Alors que le Pacte d’excellence est bien sur les rails, le malaise reste toujours perceptible chez les enseignants.

un élève dans une école
© BelgaImage

Lundi, lors d’un Facebook live lancé par nos ­confrères de LN24, Caroline Désir, ministre de l’Éducation, répond aux questions des inter­nautes à propos – entre autres – du nouveau calendrier scolaire. La ministre rassure comme elle peut… ”Comme tout changement de culture, c’est difficile à vivre”, avoue-t-elle à Martin Buxant qui l’interroge dans une classe avec, pour témoin, posté derrière lui, un squelette. Il ne faut pas toujours voir des signes là où il n’y en a pas, mais la présence de cet observateur inattendu (mais quand même bien placé dans l’axe de la caméra) donne à l’image – et au fond de la conversation – une dimension incongrue.

Boudé par des candidats qui n’auraient plus la vocation, l’enseignement est-il un pilier de notre société qui n’aura bientôt plus que la peau sur les os? Le corps professoral sera-t-il d’ici peu squelettique? Sur la pénurie de professeurs, Caroline Désir veut bien répondre, précisant que “ce n’est pas un phénomène nouveau”. Elle s’engage à “redorer l’image de l’école”, à tout faire pour “stabiliser les jeunes profs” car “ça reste un métier très honorable”. On se permettra d’ajouter que ce métier est non seulement très hono­rable, mais crucial dans l’avenir du contrat social. Car si nous sommes tous l’enfant de nos parents, nous ­sommes tous le fruit de nos professeurs.

Retrouvez dès ce mercredi notre dossier " Rentrée des classes: nouveau calendrier, réel casse-tête " en librairie

Sur le même sujet
Plus d'actualité