À la veille de Belgique-France, c’est le calme avant la tempête

Le jeudi 07 octobre actera les grandes retrouvailles entre les frères ennemis. 3 ans après leur dernière fameuse confrontation, la hache de guerre semble enterrée entre les deux contrées. 

À la veille de Belgique-France, c’est le calme avant la tempête
@BELGA

Les rencontres avec nos voisins français ont toujours transpiré la rivalité et plus encore depuis ce fameux 1-0 éliminant les Diables en demi-finale de la Coupe du Monde 2018. Et si les « #seum » et les maillots brûlés ont terni l’entente fraternelle entre les deux pays, de l’eau semble avoir depuis coulé sous les ponts.

Entre les entraîneurs respectifs des deux équipes, les tensions semblent lointaines tant les compliments fleuris ont été échangés ces derniers jours. « On respecte immensément l’équipe de France, et pas seulement pour sa victoire en Coupe du monde. » confie notre T1 national, Roberto Martinez, sur Eurosport. « Vous allez avoir la meilleure équipe de sa génération contre une autre équipe avec une génération formidable. »

 Le son de cloche et les mots choisis sont quasiment les mêmes chez Didier Deschamps, le sélectionneur français : « Il y a (en Belgique) une organisation spécifique avec un noyau dur expérimenté. C’est une des meilleures équipes européennes et mondiales. La Belgique possède une très belle génération mais qui n’a pas eu le bonheur de connaître le succès à l’Euro ou au Mondial. »

Du 50-50 

Du côté de la presse française, les spécialistes du ballon rond se montrent aussi très élogieux envers nos couleurs. « Le plateau est extraordinaire avec une équipe de Belgique qui est fabuleuse, et de l’autre côté il y a l’Italie et l’Espagne. Les Bleus ont envie d’être au niveau et faire taire les critiques présentes depuis plusieurs semaines. » déclare Baptiste Desprez, journaliste pour le Figaro.

Alors qu’un journaliste de l’Equipe préface, lui, les chances de chacun à 50-50. « La Belgique peut vraiment battre la France. Attention, pour les Belges, avec cette très belle génération, c’est une des dernières occasions d’accrocher quelque chose au palmarès national, donc l’ambition et la pression sont plus fortes. »

 « Le seum ça vient de votre côté, non ? »

Lorsque la question sur cette rivalité et cette guerre sur les réseaux est arrivée aux oreilles de Pierre Ménès dans une interview accordée à la DH, le consultant a décidé de légèrement rallumer la mèche :  « Ça vient surtout de votre côté, non ? Il y a eu tellement de déclarations pleines de seum… Les Belges se sont plaints de la manière de gagner des Bleus mais ils avaient fait exactement pareil le tour d’avant contre le Brésil. J’ai envie de dire aux Belges : vous ne manquez pas de culot ! La rivalité n’existe pas entre les joueurs. Ils se connaissent bien et ils n’en ont rien à secouer d’un match d’il y a trois ans. Ce sont surtout les réseaux sociaux qui font vivre le truc. Et les réseaux sociaux, je sais quelle m… ça peut être. Tant que ça reste limité à ça, il n’y a rien de bien grave. » Reste à voir si les joueurs retiendront ces belles paroles après le coup de sifflet final.

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