Dix choses à savoir sur Karine Lalieux

Avec son projet de réforme des pensions, cette femme de combat de gauche fait son baptême du feu au fédéral.

Dix choses à savoir sur Karine Lalieux
Karine Lalieux (Belga)

Durable

Karine Lalieux est une politique qui a su s’inscrire dans la durée et dont la carrière est émaillée de multiples combats marqués à gauche. Elle a longtemps attendu son heure avant de devenir enfin ministre au fédéral dans le gouvernement De Croo.

 

56 ans

Longtemps coincée entre les deux hommes forts que furent Charles Picqué et Philippe Moureaux, elle a dû attendre ses 56 ans pour monter comme ministre. Elle est en charge des Pensions, de l’Intégration sociale, de la Lutte contre la pauvreté et des Personnes handicapées.

 

Réforme

chahutée Son projet de réforme des pensions prévoit notamment une retraite minimum à 1.500 euros nets dès 2024 et un bonus pension après 42 ans de carrière.

 

Contestations libérales

Pour le président du MR Georges-Louis Bouchez, cette réforme est hors des clous budgétaires “On a besoin d’une réforme structurelle. Là on est dans une série de mesures dont il faudrait reparler dans 3 ou 4 ans. Ça ne va pas.

 

CPAS

Bruxelloise pur jus, elle est née à Anderlecht. Elle a été échevine de la ville de Bruxelles et présidente du CPAS de Bruxelles où elle a remis de l’ordre après le scandale du Samusocial. Elle a ardemment défendu les familles monoparentales.

 

Criminologue

Elle a fait des études en sciences criminologiques à l’ULB où elle a mené la première partie de sa carrière. Elle sera maître de conférences durant plus de dix ans.

 

Députée acharnée

En 2000, Karine Lalieux se présente pour la première fois aux élections fédérales et est élue députée, fonction qu’elle occupera jusqu’en 2018.

 

En première ligne

À la Chambre, elle a marqué de son empreinte certains dossiers comme le service universel bancaire, le renforcement de l’accès au logement, l’observatoire des prix ou, sur un plan sociétal, le choix du nom de famille.

 

Pionnière

Intransigeante, elle a mené les travaux qui ont amené l’Église belge à reconnaître ses torts dans les abus sexuels. Selon elle, la Belgique a fait œuvre pionnière en la matière.

 

Laïque

Attachée à la défense de la laïcité, elle milite en faveur de la sortie de l’avortement du Code pénal. Au cours de la législature précédente, elle s’est frottée, avec d’autres députés de l’opposition, à la ministre de l’Énergie Marie Christine Marghem, notamment sur la prolongation des centrales de Doel 1 et 2.

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