Masques, recours, élèves non inscrits : une rentrée 2021 mouvementée

Le retour en classe, c’est déjà dans quelques jours. Une rentrée qui sera particulière entre les mesures sanitaires, les élèves qui attendent une décision du conseil des recours et ceux qui n’ont pas d’école.

Masque obligatoire à l'intérieur, sauf quand on est assis. (Belga)

Après deux années scolaires sérieusement perturbées par les confinements, on attend plus de normalité pour celle de 2021-2022, qui commence déjà dans quelques jours.

Pourtant, cette rentrée ne devrait pas encore ressembler à celles qu’on a connues en 2019 et avant. La crise sanitaire n’est pas encore derrière nous et les plus jeunes ne sont pas vaccinés. 

En Wallonie, on garde le masque dans les écoles, sauf lorsqu’on est assis à une table ou un bureau. Les écoliers de maternelle et de primaire en sont eux dispensés.

À Bruxelles, où le taux de vaccination est moins bon, c’est masque à l’école, partout, tout le temps pour tout le monde. Ici aussi, les enfants de maternelle et de primaire peuvent s’en passer, tout comme les instituteurs et institutrices de maternelle lorsqu’ils sont seuls avec leurs classes.

Passera ou ne passera pas ?

Même si le plus de normalité possible est espéré, l’enseignement ne sera pas encore complètement débarrassé des problèmes causés par le Covid-19. 

En 2020 et 2021, les écoles ont été forcées de découvrir l’enseignement à distance au même moment où elles étaient obligées de le pratiquer. L’adaptation n’a pas été simple et il a été demandé à tout le monde, professeurs, étudiants et établissements scolaires, de faire preuve de bonne volonté et de compréhension, particulièrement pour les évaluations et la réussite.

Malgré ce climat de bienveillance, les élèves n’ont évidemment pas tous réussi leurs examens ou leur année, et beaucoup de parents semblent avoir du mal à l’accepter. 

Comme l’indique La Libre, cette année, 1.894 recours externes ont été introduits, soit près de 20% de plus qu’il y a un an. Des chiffres exceptionnels. En 2020, il y avait déjà eu 1.526 recours, 55% de plus qu’en 2019.

Dès lors, du côté de l’administration, on ne sait pas si on pourra statuer sur chaque dossier dans les temps. « La réglementation prévoit que la période de siège du conseil de recours s’étend du 16 au 31 août » , a-t-il été expliqué au quotidien. « Toutefois, cette période est un délai d’ordre et non de rigueur. Cela signifie que le conseil de recours conserve sa compétence décisionnelle même s’il dépasse ce délai, ce qui devrait d’ailleurs se passer au vu du nombre de dossiers à traiter. »

Le conseil de recours s’intéressera donc à tous les cas, même s’il faut déborder dans le temps. Mais, pour rappel, en attendant qu’il donne son avis, c’est la décision du conseil de classe qui prime.

Dès lors, un élève qui ne connait pas son sort avant le 1er septembre est obligé de commencer l’année dans une classe, voire une école, alors qu’il pourra peut-être passer au niveau supérieur quelques jours plus tard, avec déjà un petit retard à rattraper. L’an dernier, il avait fallu une dizaine de jours supplémentaires à l’administration pour traiter tous les cas.

Étudiants cherchent école

Outre les conséquences de la pandémie, les écoles doivent également faire face aux mêmes soucis que d’habitude. Parmi ceux-ci, le manque de place dans le secondaire, problématique annuelle.

Toujours selon la Libre, à la date du 26 août, 322 élèves ne savent toujours pas dans quelle école ils effectueront leur première secondaire. C’est une centaine de moins que l’an passé. C’est surtout Bruxelles (258 enfants sans école) et le Brabant wallon (33 enfants) qui sont concernés par ce problème.

Plus d'actualité